DELARUE (J. G.).

Quelques Idées sur le mode de constater les délits, suivies du précis historique du procès d'E. Pacot, ex-curé d'Heuilley-le-Grand, déclaré coupable du prétendu empoisonnement de Prêtot et de son épouse, condamné à mort le 14 prairial an 10, par jugement du tribunal séant à Dijon, cassé le 24 thermidor suivant, par le tribunal régulateur. Discours recueilli par le sténographe, et prononcé à la barre des Juges suprêmes, par Dufriches-Foulaines. Débats devant le tribunal du Jura, qui, d'après la déclaration unanime du jury spécial, a prononcé la mise en liberté. Par J. G. Delarue , membre du Conseil général de l'Orne.

Paris,
C. F. Patris,
1803.
In-8 de (4)-281 pp., veau blond, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin vert, roulette dorée d’encadrement sur les plats, ex-dono au centre du premier plat, tranches marbrées (reliure de l’époque).

2 500 

Paris, C. F. Patris, 1803.

In-8 de (4)-281 pp., veau blond, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin vert, roulette dorée d’encadrement sur les plats, ex-dono au centre du premier plat, tranches marbrées (reliure de l’époque).

Précieux exemplaire de présent de ce compte rendu d’une affaire judiciaire célèbre sous le Consulat, offert au colonel Jean Le Marois, aide de camp de Napoléon Ier. Au début du XIXe siècle, Étienne Pacot, ex-curé d’Heuilley-le-Grand, fut condamné à mort par le tribunal criminel de Dijon le 14 prairial an 10 (3 juin 1802) pour avoir empoisonné le cabaretier Prêtot et son épouse Cabillot. L’affaire connut un grand retentissement, plusieurs ouvrages lui furent consacrés, dont le plaidoyer du jurisconsulte Dufriches-Foulaines devant le tribunal régulateur et un mémoire de Louis Poinsot adressé au jury de Lons-le-Saunier. Pacot se pourvut en cassation : le jugement fut cassé le 24 thermidor an 10 (12 août 1802) et un nouveau procès eut lieu devant le tribunal criminel du Jura à Lons-le-Saunier, où le jury unanime prononça sa mise en liberté. L’ouvrage de Delarue, membre du Conseil général de l’Orne, dépasse le simple compte rendu d’audience : ses Quelques idées sur le mode de constater les délits forment un essai de procédure pénale, ancré dans l’actualité d’une réforme judiciaire encore balbutiante sous le Consulat. Provenance : exemplaire offert au colonel Jean Léonor Le Marois (1776-1836), aide de camp de Napoléon Ier, avec ex-dono au centre du premier plat. Né à Bricquebec (Manche), engagé à seize ans dans la garde nationale, Le Marois devint aide de camp de Bonaparte dès 1795, participa au 13 vendémiaire et fut choisi par Napoléon comme témoin de son mariage avec Joséphine de Beauharnais. Général de brigade en 1803, l’année même de la publication de cet ouvrage, il devint général de division à vingt-neuf ans après Austerlitz (1805), fut titré comte de l’Empire en 1808 et acheva sa carrière militaire par une résistance héroïque à Magdebourg. Bel exemplaire.

Réf : 16593

Thème

,

Panier