[Canard. Fait divers. Chauffeurs. Restauration. 1820]. Relation circonstanciée de l'Arrêt rendu par la Cour d'assises de Versailles qui condamne à la peine de mort, les nommés Morinet, Péchard et Morin, atteints et convaincus de meurtre et de vol à main armée au presbytère du Curé de Guillerval, près d'Etampes.

Paris,
De l’imprimerie de Vigor Renaudiere,
1820.
In-folio de 2 pages (43 x 28 cm).

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Paris, De l’imprimerie de Vigor Renaudiere, 1820.

In-folio de 2 pages (43 x 28 cm).

Canard illustré relatant l’affaire des chauffeurs du curé de Guillerval (commune de Seine-et-Oise, arrondissement d’Étampes, aujourd’hui Essonne), M. Travers, curé âgé de 77 ans, torturé par les brigands qui lui chauffèrent les pieds pour lui faire avouer où se trouvait son argent, menacèrent de le tuer et tentèrent d’emporter les vases sacrés. La pièce relate « les moyens employés par ces scélérats pour s’introduire pendant la nuit au domicile de M. Travers ; détails des persécutions que ces monstres ont fait endurer à leur victime ; intrépidité de ce vénérable ecclésiastique lorsque les brigands voulurent emporter les vases sacrés ; récit douloureux sur la fin déplorable de ce malheureux pasteur ». Les chauffeurs, ainsi nommés parce qu’ils brûlaient ou chauffaient les pieds de leurs victimes pour leur extorquer leurs biens, furent l’une des formes les plus redoutées du banditisme rural à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, particulièrement actifs dans les campagnes du Bassin parisien. La Cour d’assises de Versailles — compétente pour le département de Seine-et-Oise depuis la loi du 20 avril 1810 sur l’organisation des tribunaux, prononça la peine de mort contre Morinet, Péchard et Morin.

Réf : 12112

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