[Affaire Quinette - Rouen]. Vᵉ Quinnette et Vᵉ Cornu condamnées par arrest du par[lemen]t. de Rouen le 5. Février 1788 a être pendues & brûllées pour avoir Mutiler Jean Quinette.

Sans lieu, [Rouen ou Paris],
1788.
Eau-forte anonyme, 180 × 195 mm (cuvette 124 × 170 mm), légende gravée en cursive italique sous la scène. Quelques plis.

800 €

Sans lieu, [Rouen ou Paris], , 1788.

Eau-forte anonyme, 180 × 195 mm (cuvette 124 × 170 mm), légende gravée en cursive italique sous la scène. Quelques plis.

Rare et saisissant canard judiciaire de la fin de l’Ancien Régime, illustrant un arrêt du Parlement de Normandie condamnant les veuves Quinnette et Cornu pour la mutilation (probable castration) de Jean Quinette. La scène, traitée avec la vigueur naïve propre aux estampes de colportage, se déroule dans une chambre à coucher : sous un lit à baldaquin, Jean Quinette, coiffé d’un bonnet de nuit, est maintenu par les deux femmes dont l’une tient un rasoir et l’autre une paire de ciseaux. À gauche, un complice descend par une échelle ; au premier plan, un Cupidon pleurant avec à ses pieds une flèche brisée. Au-dessus de la scène, deux démons ailés soufflent dans des trompettes, iconographie traditionnelle de la nature diabolique du forfait. La peine prononcée « pendues et brûlées » est de celles que le Parlement de Rouen réservait aux crimes jugés les plus monstrueux. Les canards judiciaires, feuilles d’occasion vendues par les colporteurs au moment des grands procès, sont des éphémères imprimés dont la survie est aléatoire.

Réf : 44919

Thème

, ,

Panier