[Coutume. Sens, 1556]. Coustumes du Bailliage de Sens & ancies ressorts d'iceluy, Redigées, & arestées au mois de Novembre, l'An Mil cinq cents cinquante cinq, par Ordonnance du Roy.

Sens,
Gilles Richeboys,
1556.
3 parties en 1 vol. petit in-4 (15 x 22,5 cm) de (12)-95-(1) pp. 174 pp., 1 f. blanc, 70 pp. (1) f. (sign. A6, a-m4, A-Y4, Aa-Ii4), veau fauve, dos orné à nerfs, encadrement et motif cental dorés sur les plats, tranches dorées (reliure de l’époque).

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Sens, Gilles Richeboys, 1556.

3 parties en 1 vol. petit in-4 (15 x 22,5 cm) de (12)-95-(1) pp. 174 pp., 1 f. blanc, 70 pp. (1) f. (sign. A6, a-m4, A-Y4, Aa-Ii4), veau fauve, dos orné à nerfs, encadrement et motif cental dorés sur les plats, tranches dorées (reliure de l’époque).

Rare première édition de la coutume de Sens, refondée par Christophe de Thou, Christophe de Harlay et Barthélemy Faye sur ordre du Roi, et troisième livre imprimé à Sens depuis l’introduction de l’imprimerie dans la ville en 1552, premier livre par Gilles Richeboys, orné de sa marque typographique au titre accompagnée de son chiffre. Christophe de Thou (1508-1582), président de chambre au Parlement de Paris en 1554, puis premier président à partir du 14 décembre 1562, père de l’historien Jacques-Auguste de Thou, mena entre 1555 et 1582 une campagne systématique de réformation des coutumes pour le compte de la Couronne, dont la coutume de Sens est le premier jalon. René Filhol, dans son étude de référence (Le Premier Président Christofle de Thou et la réformation des coutumes, Paris, 1937), a montré que De Thou mena à bien la réformation d’une vingtaine de coutumes , Sens (1555), Auxerre (1561), Paris (1580) notamment,constituant ainsi l’un des chantiers juridiques les plus importants du XVIe siècle français. Les lettres patentes du 17 août 1555 qui initiaient la réforme de la coutume de Sens révélaient une situation de vide juridique : le procès-verbal des anciennes coutumes avait été perdu, « de sorte qu’il n’y avait aucun moyen de constater d’une manière authentique les articles de ces coutumes qui avaient été accordés ou discordés par les États lors de leur publication », contraignant les praticiens à « vérifier les articles de coutumes par turbes de témoins, ce qui avait fait continuer tous les abus et inconvénients auxquels la rédaction des coutumes et leur conversion en lois devaient porter remède » (Klimrath et Warnkönig, Travaux sur l’histoire du droit français, 1843). L’ouvrage se compose de trois parties : les Coustumes du Bailliage de Sens rédigées par De Thou, Harlay et Faye ; le Procès-Verbal ; et le Caier des articles pretendus estre l’ancienne coustume du Bailliage de Sens imprimés par Galliot du Pré à Paris en 1552. Galerie de ver marginale sur quatre feuillets (m3-A2) ; pâle mouillure marginale sur tout l’exemplaire. Brunet, II, 390 ; Gouron-Terrin, 1999 ; Deschamps, 23 ; Bibliotheca Aureliana, vol. 6, p. 71 ; Van Praet, II, 163 ; René Filhol, Le Premier Président Christofle de Thou et la réformation des coutumes, Paris, Librairie du Recueil Sirey, 1937.

Réf : 44944

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