[D'Holbach. Nécrologie par Naigeon. Journal de Paris, 9 février 1789].

Paris,
Quillau,
1789.
88 livraisons à pagination continue reliées en 1 vol. petit in-4, cartonnage saumon, pièce de titre manuscrite sur le dos (reliure de l’époque).

500 

Paris, Quillau, 1789.

88 livraisons à pagination continue reliées en 1 vol. petit in-4, cartonnage saumon, pièce de titre manuscrite sur le dos (reliure de l’époque).

Collection du premier trimestre 1789 du premier quotidien français, fondé en 1777 par Olivier de Corancez, Jean de Romilly, Louis d’Ussieux et Cadet de Vaux, dont les principaux rédacteurs furent La Place, Sautreau de Marsy, Suard et Barthélémy Mercier jusqu’en 1789, puis Condorcet et Roederer à partir du second semestre. Le journal parut jusqu’en 1827. L’intérêt principal de cette collection tient au numéro 40 du lundi 9 février 1789 (pp. 161-164), qui contient la Lettre sur la mort de M. le baron d’Holbach de Jacques-André Naigeon (1738-1810), « pendant longtemps la seule source d’informations sur le philosophe énigmatique » (Pierre Naville), publiée dix-neuf jours après la mort du baron le 21 janvier 1789, et reprise aussitôt dans L’Esprit des journaux (mars 1789, III, pp. 230-232) et le Neues Deutsches Museum (1789, II, pp. 357-359). La mort d’Holbach survint trois semaines avant la convocation des États généraux (5 février 1789). Paul Henri Dietrich, baron d’Holbach (Edesheim, 1723 – Paris, 21 janvier 1789), philosophe matérialiste et athée, encyclopédiste, animait depuis sa maison de la rue Royale-Saint-Roch les célèbres dîners du jeudi et du dimanche où se retrouvaient Diderot, d’Alembert, Buffon, Rousseau, Hume, Beccaria, Franklin et Priestley. Auteur clandestin de plus de cinquante ouvrages (dont le Système de la nature, 1770), il avait exercé une influence capitale sur la pensée matérialiste européenne du XVIIIe siècle. La notice de Naigeon, « fort élogieuse et sans rien de polémique vis-à-vis de la religion chrétienne », est remarquable en ce qu’elle célèbre moins d’Holbach lui-même que Diderot, par la bouche du baron : « Comme Diderot prêtait facilement, et sans s’en apercevoir, son esprit, son imagination et ses connaissances à ceux avec lesquels il s’entretenait […] M. d’Holbach lui disait : « Vous êtes l’homme le plus heureux que je connaisse ; vous n’avez jamais trouvé ni un sot ni un fripon ; et vous n’avez jamais lu un mauvais livre, car à mesure que vous le lisez vous le refaites. » » (Pascale Pellerin). Manquent les 4 suppléments aux numéros 17, 21, 40 et 61. Pierre Naville, D’Holbach, p. 128 ; Walter, 682 ; Rétat, 200 ; Tourneux, II, 10194 ; Classiques Garnier, Bibliographie descriptive des imprimés du baron d’Holbach ; Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, « L’attribution des articles de l’Encyclopédie au baron d’Holbach ».

Réf : 15957

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