LEVACHER DE CHARNOIS (Jean-Charles) & MERCIER (Louis-Sébastien).

Le Spectateur national, ouvrage moral, critique, politique et littéraire.

Paris,
Imprimerie du Spectateur National,
1789-1791.
761 livraisons de 4 pp. à numérotation continue annuelle reliées en 4 vol. in-4, demi-basane marbrée, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin rouge (reliure de l’époque).

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Paris, Imprimerie du Spectateur National, 1789-1791.

761 livraisons de 4 pp. à numérotation continue annuelle reliées en 4 vol. in-4, demi-basane marbrée, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin rouge (reliure de l’époque).

Rare tête de collection de ce très important quotidien politique et dramatique de la période révolutionnaire. Fondé au lendemain des premiers événements de 1789 par Jean-Charles Levacher de Charnois (1750-1792) sous la devise conservatrice « Deo, Patriae, Regi », ce périodique est l’une des chroniques théâtrales et littéraires les plus denses de son temps. Le titre évolua au gré de ses fusions politiques : Le Spectateur national par une société de citoyens (début 1790), puis Le Spectateur national et le Modérateur (après son union avec la feuille modérée de Delandine et Fontanes), et enfin Le Spectateur et Modérateur. L’intérêt de la publication s’accrut considérablement en 1790 lorsque Louis-Sébastien Mercier fut pressenti pour y collaborer activement. Jean Sgard rapporte dans son Dictionnaire des journalistes : « Pour 4000 £ payables d’avance, Louis-Sébastien Mercier devait quitter la rédaction des Annales patriotiques pour venir travailler au Spectateur. Mais l’affaire ne se fit pas. » Charnois, homme de théâtre et ancien administrateur royal, fit de ce journal une tribune d’opposition modérée. Sa fin fut dramatique : le 10 août 1792, jour de la prise des Tuileries, sa maison fut pillée et il fut arrêté alors qu’il imprimait le numéro 294. Il fut massacré le mois suivant à la prison de l’Abbaye. Première et deuxième années complètes, n°1 (1er décembre 1789) au n°365 (30 novembre 1790) ; n°1 (1er décembre 1790) au n°365 (30 novembre 1791) ; n°1 (1er décembre 1791) au n°31 (31 décembre 1791), troisième et dernière année sans les livraisons 32 à 254 millésimées 1792. Reliés avec : Supplément du 12 avril (1790) ; Lettre adressée aux auteurs de ce journal par M. Muyart de Vouglans (n°360) ; Prospectus du 1er janvier 1791 (n°32, 2e année). Joints : Avis aux sections générales (imprimé) et liste manuscrite à l’encre du temps des « journaux prohibés par arrêté du Directoire ». Petites déchirures passim, coiffes et coins usés. Tourneux, II, 1086 ; Hatin, 188 ; Walter, 1342 ; Sgard, Dictionnaire des journalistes, 513.

Réf : 39792

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