SWIFT (Jonathan).

Voyages de Gulliver.

Paris,
Ve Coustelier, Jacques Guérin,
1727.
2 tomes reliés en 1 vol. in-12 de XLI-(5)-248 pp., (8)-289-(3) pp., 4 planches hors-texte gravées sur cuivre, maroquin rouge, dos orné à nerfs, triple filet doré d’encadrement sur les plats, roulette et dentelle intérieures, tranches dorées sur marbrure (Brany).

2 500 

Paris, Ve Coustelier, Jacques Guérin, 1727.

2 tomes reliés en 1 vol. in-12 de XLI-(5)-248 pp., (8)-289-(3) pp., 4 planches hors-texte gravées sur cuivre, maroquin rouge, dos orné à nerfs, triple filet doré d’encadrement sur les plats, roulette et dentelle intérieures, tranches dorées sur marbrure (Brany).

Première édition de la traduction française de Pierre-François Guyot Desfontaines, illustrée de de 4 planches hors texte non signées. La première et la plus célèbre des utopies des temps modernes et l’un des plus grands livres du XVIIIe siècle. Pour Raymond Ruyer, « Les Voyages de Gulliver représentent la première utopie anti-utopiste » (L’Utopie et les utopies, p. 191). En empruntant un chemin déjà frayé, entre autres, par Rabelais et Cyrano de Bergerac – le premier ayant été son écrivain de prédilection, le second son modèle avéré -, Jonathan Swift (1667-1745) renouvela le genre du voyage imaginaire et philosophique. « Les Voyages de Gulliver (Travels into Several Remote Nations of the World. In Four Parts. By Lemuel Gulliver. London, Benj. Motte, 1726) sont la base d’un autre genre de la littérature utopique, les gulliveriana. Les premiers livres des Voyages de Gulliver sont des satires portant sur divers aspects de la culture contemporaine, même si leur objet précis est loin de faire l’unanimité. Aucun de ces livres ne présente d’utopie (« lieu du bonheur »). Certaines parties du troisième livre, en particulier le voyage à Laputa pourraient passer pour dystopiques sans que le récit aille cependant jamais au-delà de la satire incisive. » (BnF, Utopie, 184). Provenance : Laurent Veydt avec timbre sec (L. Veydt à Bruxelles). Laurent Veydt, parlementaire, homme d’affaires et bibliophile, né à Anvers le 7 août 1800, décédé à Bruxelles le 22 novembre 1877, fut un des membres fondateurs de la Société des Bibliophiles belges, constituée en 1865 (vente Charavay 1878). Bel exemplaire dans une reliure en maroquin rouge signée Brany. Légère brunissure dans les angles supérieurs droit et gauche respectivement des premier et second plats. Brunet V, 603 ; Cohen-de Ricci 964 ; Rahir, 330 ; Gumuchian, 5475-5476 ; PMM, 185.

Réf : 42634

Thème

Histoire des idées, Littérature

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