BOUGEANT (Guillaume-Hyacinthe).

Voyage merveilleux du Prince Fan-Férédin dans la Romancie ; contenant plusieurs observations historiques, géographiques, physiques, critiques et morales.

A Paris,
chez Le Mercier,
1735.
In-12 de (2)-VI-(6)-275 pp., veau marbré, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches marbrées (reliure de l’époque).

800 €

A Paris, chez Le Mercier, 1735.

In-12 de (2)-VI-(6)-275 pp., veau marbré, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches marbrées (reliure de l’époque).

Édition originale attribuée à Bougeant par Barbier comme « critique ingénieuse de L’Usage des romans de Lenglet Dufresnoy ». Guillaume-Hyacinthe Bougeant (1690 – 1743), jésuite, auteur d’une Histoire des guerres et des négociations qui précédèrent le traité de Westphalie (1727) et d’un Amusement philosophique sur le langage des bêtes (1739), qui lui valut d’être exilé en province pour quelques mois, publia ce Voyage merveilleux comme une « exploration méthodique et parodique du vaste continent des stéréotypes, clichés, situations convenues, et autres topoi romanesques » (Henri Duranton). La Romancie, pays des romans situé sous la terre, dont les rochers sont tendres « tellement ils ont écouté des complaintes de héros », constitue le décor d’une satire radicale du genre romanesque : « un jésuite malicieux, réactionnaire mais de talent, qui n’aimait pas les romans et entendait le faire savoir ». Ce « petit pamphlet voué à la défense d’une cause perdue » s’inscrit dans la lignée du Pays du tendre de Mlle de Scudéry, « utopie précieuse dénuée de tout élément de critique ou d’imagination sociale » (Hartig & Soboul), tout en constituant une réfutation du traité de Nicolas Lenglet Dufresnoy, De l’usage des romans (1734). Hartig & Soboul, p. 47 ; Barbier, IV, 1091 ; J.Sgard & G. Sheridan (éd.), Voyage merveilleux du prince Fan-Férédin dans la Romancie, Paris, Classiques Garnier, 2023.

Réf : 10281

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