Bruxelles, Sardou, éditeur, 1877.
In-12 de 90 pp., demi-chagrin rouge, dos à nerfs, tête dorée (reliure de l’époque).
Édition originale des souvenirs d’évasion d’Arthur Ranc (1831-1908) publiés la première fois à Bruxelles. « En 1853, [Ranc] fut impliqué dans le complot dit de l’Hippodrome. Ce complot avait pour centre un groupe d’étudiants qui s’étaient connus au cours de Michelet, notamment Leon Ribault de Laugardière et Ranc (…) Acquitté, il fut cependant envoyé à Sainte-Pélagie pour avoir appartenu à une société secrète, et condamné, le 16 janvier 1854, par la 6e chambre, à un an de prison, 100 F d’amende et cinq ans de privation des droits civiques. Cette condamnation pour appartenance à une société secrète devait avoir pour Ranc une conséquence particulièrement grave. Après l’attentat de Edmond Bellemare qui l’avait connu en prison et qui était venu ensuite chez ses parents, il fut arrêté et désigné pour être envoyé à Cayenne, en vertu d’un décret du 8 décembre 1851. Il dut à l’intervention d’une tante de n’être transporté qu’à Lambessa (…) Déporté à Lambessa, Ranc put s’évader et, par Tunis, gagner Gênes puis la Suisse (Maitron). C’est le récit poignant de cette évasion qu’il nous livre » (Maitron). Bourachot, 347).
Réf : 44652

