ALEMBERT (Jean Le Rond d').

Traité de l'équilibre et du mouvement des fluides, pour servir de suite au Traité de dynamique.

A Paris,
chez David l’aîné,
1744.
In-4 de XXXII-(8)-458-(2) pp., demi-veau, dos orné à cinq nerfs, pièce de titre rouge (reliure du XIXe siècle).

2 000 €

A Paris, chez David l’aîné, 1744.

In-4 de XXXII-(8)-458-(2) pp., demi-veau, dos orné à cinq nerfs, pièce de titre rouge (reliure du XIXe siècle).

Édition originale de l’un des trois grands traités d’hydrodynamique de Jean Le Rond d’Alembert (1717-1783), conçu explicitement comme le prolongement de son Traité de dynamique (1743), qui avait assuré sa consécration en formulant le principe de d’Alembert : « les lois générales d’un mouvement quelconque de systèmes de corps, liés ou non entre eux, libres ou contraints par des forces, en faisant usage de la méthode des déplacements virtuels » (En français dans le texte, 169). Dans ce second traité, d’Alembert applique ce même principe à la mécanique des fluides, offrant une alternative rigoureusement analytique à l’Hydrodynamica de Daniel Bernoulli (1738), dont il reproche l’usage du principe de conservation des forces vives « pour déterminer le mouvement d’un fluide dans lequel il y a quelque part dont la vitesse diminue ou augmente en un instant d’une quantité finie » (d’Alembert, Traité des fluides, p. xvij-xviij, cité par ENCCRE). D’Alembert substitue aux postulats de Bernoulli une approche purement géométrique et analytique, exempte de notions métaphysiques — unifiant sous une même méthode l’étude de l’équilibre des solides et la dynamique des substances liquides ou gazeuses. D’Alembert lui-même donna un compte rendu de l’ouvrage dans l’article Hydrodynamique de l’Encyclopédie, qu’il cosignait avec Diderot. L’ouvrage contient d’importantes contributions sur la théorie de l’écoulement dans les tuyaux et les vases — fondements de la cinématique des fluides moderne. Il est suivi en 1747 des Réflexions sur la cause générale des vents et en 1752 de l’Essai d’une nouvelle théorie de la résistance des fluides, formant avec le présent traité l’essentiel de la contribution de d’Alembert à l’hydrodynamique. Charnières frottées, manque de cuir à la coiffe supérieure, mors supérieur largement fendu entraînant un léger décollement d’une partie du dos. En français dans le texte, 169 ; DSB, I, 113 ; Bibliotheca Mechanica, 7 ; Honeyman, 805 ; ENCCRE, Académie des sciences, article Hydrodynamique.

Réf : 9429

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