QUESNAY (François).

Traité de la suppuration.

A Paris,
chez la Veuve D’Houry,
1764.
In-12 de (12)-432 pp., basane havane, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l’époque).

150 €

A Paris, chez la Veuve D’Houry, 1764.

In-12 de (12)-432 pp., basane havane, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l’époque).

Deuxième édition (l’édition originale avait paru chez D’Houry père en 1749) de l’un des traités médicaux de François Quesnay (1694 – 1774), reçu maître chirurgien en 1718, secrétaire perpétuel de l’Académie royale de Chirurgie, puis premier chirurgien et médecin de Madame de Pompadour à partir de 1749, année même de la parution originale de cet ouvrage. Louis XV, qu’il soignait également et qui l’appelait son « penseur », l’anoblit en 1752 à la suite de la guérison du Dauphin de la petite vérole, lui accordant des armoiries parlantes : trois fleurs de pensées. Pendant son service chez Madame de Pompadour, Quesnay publia son Traité de la suppuration et un Traité sur la gangrène, mais il s’intéressa désormais surtout à la philosophie et à l’économie, recevant dans son entresol d’Alembert, Buffon, Helvétius et Condorcet avant de fonder l’école physiocratique, rejointe par Mirabeau, l’abbé Baudeau et Dupont de Nemours. Le Traité de la suppuration appartient à la première période de son oeuvre, exclusivement médicale et chirurgicale : Observations sur les effets de la saignée (1730), Essai physique sur l’économie animale (1736), L’Art de guérir par la saignée (1736), Traité des fièvres continues (1753). Il constitue, comme ces ouvrages, une pièce de la campagne menée par Quesnay pour l’indépendance du corps des chirurgiens face à la tutelle des médecins. François Quesnay et la physiocratie, p. 305 ; Gustave Schelle, François Quesnay, médecin de Mme de Pompadour et Physiocrate, Institut Coppet, 1907.

Réf : 5064

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