[Théâtre. Femmes dramaturges. Manuscrit]. Collection complette des oeuvres de Madame de D. G. âgée de seize ans.

S.l.n.d.,
(vers 1796).
In-4 (19 x 25 cm) de (5)-41 pp., (2)-39 pp., (2)-48 pp., (2)-36 pp., demi-basane fauve, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin vert (reliure de l’époque).

2 800 €

S.l.n.d., , (vers 1796).

In-4 (19 x 25 cm) de (5)-41 pp., (2)-39 pp., (2)-48 pp., (2)-36 pp., demi-basane fauve, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin vert (reliure de l’époque).

Beau manuscrit calligraphié d’une jeune femme dramaturge sous le Directoire dont les initiales non identifiées sont H. R. D. G., joliment écrit aux encres rouge, verte et brune, chaque page encadrée d’un double trait vert et rouge. Il se compose d’un titre général et quatre titres de saynètes écrits aux encres de couleurs, placés dans un cadre architectural à colonnes renouvelé à chaque pièce. Dédié à sa meilleure amie, le manuscrit probablement inédit présente quatre comédies : La Peureuse ou le revenant, Les Visites importunes, L’Orgueilleuse corrigée et Les Soupçons fondés. C’est un rare et remarquable exemple manuscrit et anonyme d’un recueil de pièces de théâtre composées par une jeune femme dramaturge sous la Révolution, contemporaine du théâtre de société de Mme de Genlis, des pièces d’Olympe de Gouges ou des comédies d’Anne-Hyacinthe de Colleville. « Le théâtre reste un domaine particulièrement difficile et problématique pour les femmes, où elles rencontrent plus d’hostilité que lorsqu’elles s’essaient à d’autres genres. Même Voltaire pouvait écrire en 1749 que la condition de dramaturge « est le dernier des métiers pour un homme, et le comble de l’avilissement pour une femme » » (Valentina Ponzetto). Coiffe de tête usée, petits trous de ver au dos, plats frottés, coins émoussés.

Réf : 44987

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