[Roman d'éducation et voyage à Paris. Manuscrit inédit. Ca 1820-1822].

Sans lieu,
(circa 1820-1822).
2 parties en 1 vol. in-8 manuscrit de (1)-241-125 pp. à 19 lignes par page, veau brun granité, dos lisse orné, filet et frise dorés d’encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l’époque).

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Sans lieu, , (circa 1820-1822).

2 parties en 1 vol. in-8 manuscrit de (1)-241-125 pp. à 19 lignes par page, veau brun granité, dos lisse orné, filet et frise dorés d’encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l’époque).

Réunion de deux textes inédits et manuscrits attribués selon une note placée en tête d’ouvrage à Madame de Courcelle par la destinataire Clémence de Vaugourd (ou Vaugouard), toutes deux inconnues par ailleurs, qui ajoute : « Histoire écrite et composée par Mme de Coucelle. Livres auxquels je tiens beaucoup ». 1. L’Histoire comme il y en a tant, roman édifiant rédigé vers 1820 dans la tradition des romans moraux des XVIIe et XVIIIe siècles. Victorine, poursuivie par un drame causé à l’âge de douze ans « par son bavardage », lutte pour se corriger afin de convaincre les parents de son amant Monsieur de B… qui la jugent « coquette ». Sa victoire vertueuse sur sa vanité et son orgueil est récompensée par son mariage, parachevant son éducation sentimentale et morale. 2. Un de mes voyages à Paris, relation inédite et précieuse de la capitale sous la Restauration, datée par deux repères internes : les Bains de Saint-Sauveur, rue Saint-Denis, « tout nouvellement établis » (p. 34), et la visite d’un atelier où l’on achevait « une copie du tableau du couronnement fait par David » (p. 61). Il s’agit de la copie grandeur nature du Sacre de Napoléon commandée en 1808 par des entrepreneurs américains et achevée en 1822 dans l’atelier bruxellois de David, qui était en exil depuis janvier 1816, assisté de Georges Rouget. La narratrice a vraisemblablement visité l’atelier d’un élève ou collaborateur de David à Paris. Le récit accompagne une mère venue visiter sa fille en pension à Paris, on assiste d’abord à la distribution des prix, avant de décrire avec précision les lieux et spectacles de la capitale : les boulevards et leurs boutiques, le Palais-Royal (« tu ne connais pas ce lieu enchanteur, je vais t’en faire la description »), les Tuileries, le Jardin de Tivoli (« tous ces plaisirs se terminent par un très beau feu d’artifice »), le Panorama de Tilsitt ; rive gauche, l’Odéon (Opéra bouffe), la galerie de tableaux du Sénat et le Jardin du Luxembourg, une tentative d’assister à une séance à l’Assemblée nationale. Le soir, mère et fille lisent Caroline de Lichtfield de Mme de Montolieu (« si l’on en faisait que comme celui-là, on pourrait facilement en laisser lire aux jeunes personnes »), assistent au Français au Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux. Avant le retour à Provins : « Il faut qu’une mère sensible soit bien pénétrée de l’importance de l’éducation, pour se déterminer à se séparer aussi longtemps d’un enfant chéri. »

Réf : 40059

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