DELARUE (J. G.).

Quelques Idées sur le mode de constater les délits, suivies du précis historique du procès d'E. Pacot, ex-curé d'Heuilley-le-Grand, déclaré coupable du prétendu empoisonnement de Prêtot et de son épouse, condamné à mort le 14 prairial an 10, par jugement du tribunal séant à Dijon, cassé le 24 thermidor suivant, par le tribunal régulateur. Discours recueilli par le sténographe, et prononcé à la barre des Juges suprêmes, par Dufriches-Foulaines. Débats devant le tribunal du Jura, qui, d'après la déclaration unanime du jury spécial, a prononcé la mise en liberté. Par J. G. Delarue , membre du Conseil général de l'Orne.

Paris,
C. F. Patris,
1803.
In-8 de (4)-281 pp., veau blond, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin vert, roulette dorée d’encadrement sur les plats, ex-dono au centre du premier plat, tranches marbrées (reliure de l’époque).

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Paris, C. F. Patris, 1803.

In-8 de (4)-281 pp., veau blond, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin vert, roulette dorée d’encadrement sur les plats, ex-dono au centre du premier plat, tranches marbrées (reliure de l’époque).

Au début du XIXe siècle, Étienne Pacot, ex-curé d’Heuilley-le-Grand, fut condamné à mort pour avoir empoisonné un cabaretier de son village et son épouse. Cette affaire connut un grand retentissement à l’époque. Les déboires du prêtre s’achevèrent après qu’il se fut pourvu en cassation : un nouveau procès eut lieu devant le tribunal criminel de Lons-le-Saunier et il fut innocenté. Provenance : Exemplaire offert au colonel Jean Le Marois, Aide Camp de Napoléon Ier. Jean Léonor Le Marois (Lemarois) est né le 17 mars 1776 à Bricquebec dans la Manche. Engagé à 16 ans dans la garde nationale, il devint lieutenant l’année suivante. Affecté à l’état-major de l’armée de l’Intérieur en 1795, il participa au 13 vendémiaire et devint aide de camp de Bonaparte. Il le resta jusqu’à la chute de l’Empire. Celui-ci le choisit pour être témoin de son mariage avec Joséphine de Beauharnais. En 1803, il fut nommé général de brigade. En 1805, après la bataille d’Austerlitz, il devint général de division à vingt-neuf ans. Titré comte de l’Empire en 1808, il acheva sa carrière militaire par une résistance héroïque à Magdebourg. Bel exemplaire.

Réf : 16593

Thème

Droit, Histoire

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