[Protestants. Tolérance. . 1778]. Recueil intéressant de Plaidoyers dans la cause d'une Femme Protestante.

A Genève,
1778.
In-8 de LIV-254-(1) pp., demi-basane havane, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l’époque).

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A Genève, , 1778.

In-8 de LIV-254-(1) pp., demi-basane havane, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l’époque).

Recueil des plaidoyers de Jolly, Farconet et Savoye fils, précédés d’un discours préliminaire de Savoye, hymne à la tolérance, à la liberté et à l’égalité des religions, dans une affaire jugée par le Parlement de Grenoble : la contestation de la validité du mariage et du testament d’une femme protestante, dont l’arrêt fit droit à la plaignante. Victoire judiciaire de première importance, publiée neuf ans avant l’édit de tolérance de Louis XVI (7 novembre 1787). La question du mariage protestant était en effet au coeur du débat juridique des années 1770-1787. Depuis la révocation de l’Édit de Nantes (1685), les protestants n’avaient plus d’existence légale en France : leurs mariages, célébrés hors de l’Église catholique, étaient juridiquement nuls, privant leurs enfants de légitimité et leurs veuves de tout droit successoral. « Le problème le plus urgent était celui de l’état civil, en particulier celui des mariages juridiquement nuls dès lors qu’ils n’étaient pas célébrés à l’église, et donc à l’origine de nombreuses contestations » (Musée protestant). En 1770, Portalis avait rédigé avec Pazery une Consultation sur la validité des mariages entre deux protestants, dont Voltaire avait dit « ce n’est point là une consultation, c’est un véritable traité de philosophie, de législation et de morale politique ». La même année 1778, l’avocat général Cambon près du Parlement de Toulouse déclarait : « Ce n’est pas du sort d’un citoyen que vous allez décider, mais de celui d’un million d’hommes qui attendent en tremblant votre arrêt ». Bel ex-libris gravé d’Odouard, avocat du roi, avec la devise Vita sine litteris mors est. Musée protestant, L’édit de tolérance (29 novembre 1787 ; « Le mariage civil des protestants au XVIIIe siècle » ; thèse, Les protestants de France et la sécularisation du mariage.

Réf : 11468

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