, , 1708.
In-12 de XVI-272 pp., portrait, 4 tableaux repliés, basane brune, dos orné à nerfs (reliure de l’époque).
Nouvelle édition publiée un an après l’édition originale in-quarto qui fut interdite deux mois après sa publication. Cet ouvrage, considéré comme un des monuments de l’histoire économique française, apparaît comme un des écrits précurseur des physiocrates. C’est dans le but de soulager les plus démunis et de moderniser l »appareil d’Etat que Vauban proposa un projet fiscal novateur devant remplacer par une taxe unique la multitude de prélèvements fiscaux qui étouffait alors les neufs dixièmes de la société. Appelé Dixme royale, ce prélèvement qui s »appliquait uniformément aux trois ordres, devait diviser par deux les charges subies par le peuple tout en multipliant par trois les revenus du Roi. Cette réforme ruinant du même coup une armée de puissants et de financiers, on persuada facilement Louis XIV que ce projet était le renversement de la monarchie ; et celui que Saint Simon proclama « le plus honnête homme de son siècle » tomba dans la disgrâce du monarque qu’il avait servi. Portrait de l’auteur en regard du titre et quatre tableaux repliés. Bon exemplaire. INED, 4397 ; Bourgeois & André, 6702 ; Stourm, 63 ; Kress, 2584 et 2585 ; Goldsmiths, 4432.
Réf : 44824

