Paris, Just Tessier, 1834.
2 vol. in-8 de (4)-384 pp. et (4)-412 pp., demi-chagrin vert, dos lisse orné de filets dorés (reliure de l’époque).
Quatrième édition publiée huit ans après l’édition originale. Rédigé avec un extraordinaire brio, le livre n’est plus à présenter, tant sur le plan philosophique que comme manifeste d’une « école » gastronomique. L’auteur, grave magistrat du Tribunal de Cassation, ne put jouir longtemps du succès de son livre : il mourut le 2 février 1826. Parmi maints aphorismes éblouissants, n’en retenons qu’un, si contraire aux tendances modernes en matière de goût et de beauté : « La maigreur n’est pas un grand désavantage chez les hommes ; ils n’en ont pas moins de vigueur, et sont beaucoup plus disposés. Mais elle est un malheur effroyable pour les femmes ; car pour elles, la beauté est plus que la vie : et la beauté consiste surtout dans la rondeur des formes et la courbure gracieuse des lignes avec les chétives, il n’y a point de remède pour les femmes qui sont nées maigres et qui ont l’estomac bon, nous ne voyons pas quelles êtres plus difficiles à engraisser que des poulardes ; et s’il faut y mettre un peu plus de temps, c’est que les femmes ont l’estomac comparativement plus petit, et ne peuvent pas être soumises à un régime rigoureux et ponctuellement exécuté, comme ces animaux dévoués ». Bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
Réf : 10045
