BALZAC (Honoré de) & BRISMONTIER.

Petit dictionnaire Critique et Anecdotique des Enseignes de Paris ; Par un Batteur de Pavé.

Paris,
chez les Marchands de nouveautés, [Imprimerie de H. Balzac],
1826.
In-32 de (5)-160 pp., demi-percaline, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre en maroquin vert, entièrement non rogné (relié vers 1860).

1 500 €

Paris, chez les Marchands de nouveautés, [Imprimerie de H. Balzac], 1826.

In-32 de (5)-160 pp., demi-percaline, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre en maroquin vert, entièrement non rogné (relié vers 1860).

Édition originale rare de ce « Petit dictionnaire […] paru sans signature en 1826, imprimé chez Balzac lui-même, alors imprimeur » (Balzac, Histoire des oeuvres, 1879). L’attribution de ce dictionnaire est complexe : l’acte de déclaration d’imprimeur en attribue la rédaction à G.-L. Brismontier, polygraphe talentueux, auteur la même année d’un Dictionnaire des gens de lettres vivants ; mais « l’attribution à Balzac a été admise en général, discutée, parfois mise en doute. On a évoqué Horace Raisson, et aussi Brismontier […] L’imprimerie Honoré Balzac […] a pratiqué les écrits de collaboration » (Ressouvenances). L’ouvrage recense alphabétiquement et commente avec ironie les enseignes commerciales parisiennes, « l’un des quatre essais [sur ce sujet] avant l’ouvrage d’Edouard Fournier » (Histoire des enseignes de Paris, 1884). Il constitue par ailleurs un témoignage documentaire sur le commerce parisien des années 1820 : Balzac s’en souviendra dans César Birotteau, où il évoque « un magasin de nouveautés nommé le Petit Matelot, le premier des magasins qui depuis se sont établis dans Paris avec des enseignes peintes, banderoles flottantes […] et mille autres séductions commerciales ». Honoré de Balzac (1799-1850) obtint son brevet d’imprimeur le 1er juin 1826 et dirigea son imprimerie, rue des Marais-Saint-Germain (devenue rue Visconti), de 1826 à 1828, entreprise de taille moyenne (36 ouvriers), financée par Mme de Berny, la « Dilecta », qui lui prêta 45 000 francs. L’atelier produisit en deux ans 282 titres imprimés-édités. L’aventure typographique de Balzac, si elle se termina par un désastre financier, nourrit durablement son oeuvre, notamment Les Illusions perdues. Hanotaux & Vicaire, La Jeunesse de Balzac. Balzac imprimeur, n° 8 ; Patrick Berthier, « Balzac et l’imprimerie ».

Réf : 41704

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