IBERTI.

Observations générales sur les hôpitaux, suivies d'un projet d'hôpital, par M. Iberti, Docteur en Médecine. Avec des Plans détaillés, rédigés & dessinés par M. Delannoy, Architecte, & ancien Pensionnaire du Roi, à Rome.

A Londres,
1788.
In-8 de (2)-73 pp., 3 grandes planches gravées repliées hors texte, demi-basane, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l’époque).

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A Londres, , 1788.

In-8 de (2)-73 pp., 3 grandes planches gravées repliées hors texte, demi-basane, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l’époque).

Rare édition originale, absente de la collection médicale Waller, publiée sous le voile de l’anonymat et d’une fausse adresse londonienne, au moment où le débat sur la reconstruction de l’Hôtel-Dieu de Paris agite la communauté scientifique et architecturale européenne. Ce débat était d’une actualité brûlante : après l’incendie partiel de l’Hôtel-Dieu en 1772, l’Académie royale des sciences avait constitué une commission, dont faisaient partie Lavoisier et Tenon, pour statuer sur la reconstruction. Le rapport de Jacques-René Tenon (Mémoires sur les hôpitaux de Paris, 1788), paru la même année que le présent ouvrage, concluait à la nécessité de démolir et de reconstruire l’Hôtel-Dieu selon des principes hygiénistes nouveaux, recommandation qui suscita une controverse majeure dans laquelle le présent ouvrage s’inscrit directement (In Situ, 2017). Le médecin Iberti, d’origine italienne, met ici en application les théories aéristes des Lumières, ‘air vicié comme vecteur des miasmes et des contagions, pour concevoir un modèle d’établissement hospitalier fondé sur un plan cruciforme rigoureux, conçu avec l’architecte François-Jacques Delannoy (1755-1835), prix de Rome en 1776 et ancien pensionnaire du roi. Delannoy, qui venait de rentrer d’Italie et travaillait dans l’agence de l’architecte Jacques Denis Antoine, exécuta les dessins des planches, gravées sur cuivre par Antoine Joseph Gaitte (1753-après 1800), avant de devenir l’architecte du Théâtre de la République et de siéger au premier conservatoire du musée du Louvre (BnF). L’ouvrage démontre de manière géométrique comment la distribution spatiale des bâtiments régit l’hygiène aéraulique, la discipline des corps et la rapidité du service médical. Illustration : 3 grandes planches architecturales dépliantes : plan général du premier étage, rez-de-chaussée, élévations et coupes de la façade. Quelques rousseurs éparses, légères usures aux coiffes et aux coins, mors partiellement fendus.

Réf : 9428

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