MORELLY (Etienne Gabriel).

Naufrage des Isles flottantes, ou Basiliade du célèbre Pilpaï. Poëme héroïque. Traduit de l'Indien par Mr. M*****.

Par une Société de Libraires,
A Messine (Paris),
1753.
2 vol. in-12 de (2)-XXXVII(1)-216 pp. ; (4)-307-(1) pp., demi-vélin rouge, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin noir, tranches jaspées (relié vers 1820).

1 500 

Par une Société de Libraires, A Messine (Paris), 1753.

2 vol. in-12 de (2)-XXXVII(1)-216 pp. ; (4)-307-(1) pp., demi-vélin rouge, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin noir, tranches jaspées (relié vers 1820).

Contrefaçon publiée la même année que l’originale. Frontispice et vignettes gravés sur les deux titres imprimés en rouge et noir. « Ce roman utopique marque le passage de l’auteur aux idées communistes. Coe insiste sur ce que la lecture de Garcilaso della Vega a exercé une influence décisive sur Morelly, reconnaissable d’ailleurs dans la Basiliade. Sous une forme allégorique, l’auteur dépeint une société fondée sur des principes communistes, morcelée en petits groupes économiques indépendants, comptant chacun cent personnes. Morelly nous présente une société sans vices, gouvernée par des lois naturelles et atteignant le bonheur grâce à la destruction des « îles flottantes », c’est-à-dire des préjugés frivoles. Les idées philosophiques et sociales de Morelly exposées dans cette épopée ont été l’objet d’une critique acerbe de la part de ses contemporains. C’est pour y répondre que Morelly exposa plus en détail ses idées philosophiques et sociales dans un nouvel ouvrage, le Code de la Nature ». (Hartig). Pour l’édition originale : Hartig et Soboul, p. 54 ; INED, 3319 ; Ruyer, p. 200 ; Fortunati et Trousson, p. 436. Bel exemplaire.

Réf : 15894

Thème

Histoire des idées

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