A Paris, A Chaillot, chez l’Auteur, 1838.
3 parties en 1 vol. de 7-(1)-328-3-(1) et 1 feuillet de souscripteurs, basane havane, dos lisse orné (reliure de l’époque).
Deuxième édition de l’ouvrage « explicitement présenté comme un cadeau idéal de première communion ». Robert-Augustin Antoine de Beauterne (1803-1846), petit-fils de Robert-François Antoine de Beauterne (1748-1821), porte-arquebuse de Napoléon, et arrière-petit-fils du « Chevalier de Beauterne » rendu célèbre pour avoir tué la Bête du Gévaudan, appartient à cette « jeune génération romantique qui, à l’instar d’un Victor Hugo (né en 1802), élabore un nouveau légendaire napoléonien dans la France de la monarchie de Juillet ». L’ouvrage s’ouvre sur le récit de la conversion personnelle de l’auteur à l’adolescence, et se conclut par « Mort de Napoléon religieux » première ébauche de ce qui sera le Sentiment de Napoléon sur le christianisme (1843), pour lequel Beauterne sollicita le témoignage du général Montholon, compagnon de captivité de l’Empereur à Sainte-Hélène. La gravure représente « l’Empereur recevant dévotement le viatique des mains de l’abbé Vignali, à proximité d’un grand crucifix disposé sur sa table de chevet ». Parmi les souscripteurs figurent notamment Guizot, Alexandre Dumas, Roger de Beauvoir, Royer-Collard, Ney, liste qui témoigne du large écho de la légende napoléonienne catholique dans les milieux littéraires et politiques de la Monarchie de Juillet. 2 gravures : La Mort de l’enfant impie et Mort de Napoléon religieux, dessin d’Horace Vernet (1789-1863).
Réf : 9479
