, , 1770 circa.
Manuscrit in-12 (10 x 16 cm) de (57) ff. à 14 lignes par page, veau brun, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l’époque).
Recueil anonyme recopié d’une même main vers 1770, précieux témoignage sur les pratiques de lecture et de transcription d’un lettré à l’âge des Lumières. Le manuscrit comprend : Les Cxx qui parlent, conte (fabliau médiéval qui connut plusieurs moutures principalement sous le titre Le Chevalier qui fist parler les cons, antécédent direct des Bijoux indiscrets de Diderot, 1748) ; un jugement sur Zaïre de Voltaire ; de larges extraits des Remarques sur l’Histoire et de Du Fanatisme, ainsi que l’article Contradictions du Dictionnaire Philosophique de Voltaire (première édition 1765) ; quelques chansons (En passant par Nanterre revenant de Paris) et aphorismes ; enfin un extrait du Mercure de France d’août 1741 intitulé Quel chaos sur chaque théâtre. La présence conjointe d’un fabliau grivois, d’extraits du Dictionnaire Philosophique et de critiques théâtrales illustre la diversité des intérêts d’un lecteur cultivé de la seconde moitié du XVIIIe siècle, pour qui Voltaire constitue la référence centrale, philosophique, historique et littéraire.
Réf : 40534
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