[LEMERCIER DE LA RIVIERE (Paul-Pierre)].

L'Ordre naturel et essentiel des Sociétés politiques.

A Londres,
chez Jean Nourse; et se trouve à Paris, chez Desaint,
1767.
1 vol. in-4 de (4)-VII-(1)-511 pp., veau marbré, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l’époque).

2 500 

A Londres, chez Jean Nourse; et se trouve à Paris, chez Desaint, 1767.

1 vol. in-4 de (4)-VII-(1)-511 pp., veau marbré, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l’époque).

Édition originale in-4 de « la charte politique des physiocrates » (Spengler), le plus emblématique ouvrage du physiocrate Paul Pierre Lemercier de la Rivière dont la présentation doctraile systématique fait « le premier exposé dogmatique de la doctrine physiocratique. Paul-Pierre Lemercier de La Rivière (1719-1801), intendant de la Martinique de 1759 à 1764, avait rédigé cet ouvrage à Versailles sous les yeux du docteur Quesnay, chef de file de la « science nouvelle » de l’économie politique, ce qu’atteste Mirabeau, qui confirme que le livre fut écrit « sous l’inspiration directe de Quesnay ». Lemercier y expose en quarante-quatre chapitres sa doctrine du despotisme légal et argumente pour la liberté du commerce, la productivité exclusive de l’agriculture et la mise en place d’un impôt unique sur les terres. « Codificateur des doctrines physiocratiques, Le Mercier s’est, bien plus que Quesnay, préoccupé des incidences purement philosophiques de la physiocratie. Il voyait dans la multiplication et le bien-être des hommes le double objectif de la société, réalisable avec des institutions en accord parfait avec la providence. Cette harmonie tend à se réaliser quand les hommes bénéficient d’une complète liberté économique et que leur droit de propriété n’est pas entravé » (Spengler). L’ouvrage fit l’objet d’un compte rendu analytique développé dans le Journal des Savants de 1767. Dès 1768, Dupont de Nemours en publia deux nouvelles éditions sans privilège. Il influença profondément Catherine II, qui invita Lemercier à Saint-Pétersbourg en 1767 pour travailler à la réforme de ses institutions, et fut lu par Adam Smith dans la préparation de La Richesse des nations (1776). Provenance : bibliothèque du marquis de Vichy (ex-libris armorié). Bel exemplaire, très pur. Goldsmiths, 10269 ; Higgs, 3979 ; INED, 2794 ; Kress, 6476 ; Louis-Philippe May, Le Mercier de La Rivière (1719-1801).

Réf : 9980

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