Paris, Thimothée Joüan, 1584.
24 ff. (sig. A-B12). 2 ouvrages reliés en 1 vol. in-12, maroquin rouge, dos orné à nerfs, double encadrement de filets à froid sur les plats avec fleurons dorés au centre et aux angles, filet doré sur coupes, dentelle dorée intérieure, tranches dorées (Capé).
Éditions originales très rares de deux des premiers ouvrages publiés de François Béroalde de Verville (1556 – 1626), de son vrai nom François Brouard, fils du théologien calviniste Mathieu Brouard et de Marie Bletz, nièce du théologien hébraïste François Vatable. Exilé à Genève de 1572 à 1578, il étudia la médecine avant de rentrer à Paris en 1581 ; il s’installa à Tours en 1589, abjura sa foi réformée et devint chanoine. 1. Long poème en sept livres précédés chacun d’un discours résumant l’argument, fait « à l’imitation de la République de Platon », dans lequel l’auteur trace les lignes d’une société idéale en analysant tous ses aspects, rapports familiaux, arts et métiers, concept de pouvoir, lien fondamental entre l’homme et la divinitas, et « recherche les lois, pour trouver la pratique de sagement régler la sainte République ». L’Idée de la République s’inscrit dans la lignée de l’Utopie de Thomas More et des Six livres de la République de Jean Bodin (1576). « L’étude met en regard ce poème avec le discours anonyme De la guerre (1589), révélant la cohérence d’une pensée politique portée par une écriture allégorique et alchimique » (L. Bontemps). Contient : pièces liminaires en vers ; dédicace à René Crespin Du Gast ; table alphabétique des matières ; Au lecteur. Achevé d’imprimer le 5 avril 1584. Une seconde édition parut à Paris chez Daniel Perier en 1588. 2. Dialogue de la vertu entre la Dame et le Gentilhomme, précédé d’un hommage en vers à Béroalde de Verville et d’une dédicace à Marguerite de Beauvau. Provenance : Félix Solar (1860, n° 1274) ; Jules Taschereau (1875, n° 1462), sans marque d’appartenance. Bel exemplaire dans une reliure signée Capé. Discrètes traces blanchâtres sur les plats. Brunet, I, 804 (donne par erreur la date de 1583) ; Tchemerzine, I, pp. 654-655a ; Versins, p. 110 ; Barbier-Mueller, Inventaire, n° 57 ; Laetitia Bontemps, Les « riches inventions » d’un roman alchimique. Thèse.
Réf : 42658

