MAUBERT DE GOUVEST (Jean-Henri).

Lettres du chevalier Robert Talbot, de la suite du duc de Bedford à Paris en 1762. Sur la France, comme elle est dans ses divers départemens : avec nombre de particularités intéressantes touchant ses hommes en place. Mises en français par M. Maubert de G. Secrétaire du Feu Roi Electeur Auguste III.

A Amsterdam,
chez François Changuion,
1766.
2 vol. in-12 de XIV-(2)-334 pp. ; (6)-362 pp., veau havane, dos orné à nerfs, pièce de titre et de tomaison en maroquin rouge et noir, double filet doré d’encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l’époque).

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A Amsterdam, chez François Changuion, 1766.

2 vol. in-12 de XIV-(2)-334 pp. ; (6)-362 pp., veau havane, dos orné à nerfs, pièce de titre et de tomaison en maroquin rouge et noir, double filet doré d’encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l’époque).

Édition originale de ce roman épistolaire politique, l’un des derniers ouvrages de Maubert de Gouvest, mort à Altona le 21 novembre 1767, l’année suivant sa parution. Jean-Henri Maubert de Gouvest (1721 – 1767), aventurier et publiciste, successivement capucin, espion, officier d’artillerie saxonne, précepteur, journaliste et homme de lettres, avait fui la France après avoir quitté l’ordre des capucins en 1744, séjourné en Saxe comme précepteur de la famille Rutowski, puis été emprisonné quatre ans dans la forteresse de Königstein (1748-1752). Établi à Amsterdam sous la protection du libraire Changuion, il y publia une série de brochures politiques, Lettres iroquoises (1752), Le Patriote hollandais (1758-1759), Le Temps perdu, ou les écoles publiques (1765), avant de mourir l’année suivant la parution des présentes Lettres. L’ouvrage prend la forme d’une correspondance fictive d’un chevalier anglais de la suite du duc de Bedford, ambassadeur britannique à Paris lors des négociations du traité de Paris (1762), offrant le tableau politique, social et moral de la France sous Louis XV. C’est le prétexte pour Maubert, exilé à Amsterdam, de démontrer la supériorité de la monarchie constitutionnelle anglaise sur l’absolutisme français, à travers des considérations sur les finances, les parlements, l’administration, les lois pénales, les Jésuites et les arts. Ex-libris « de la Bibliothèque du Château de la Grange ». Très bon exemplaire. Dictionnaire des journalistes, notice n° 562.

Réf : 893

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