A Paris, chez Prault Père, 1747.
In-12 de (4)-131 pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Nouvelle édition. Comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Italiens Ordinaires du Roi le 19 novembre 1740 au Théâtre de l’Hôtel de Bourgogne, l’une des dernières grandes comédies de Marivaux. Lucidor, jeune homme aisé, est épris d’Angélique, fille d’une paysanne, mais doute de la sincérité de ses sentiments : l’aime-t-elle pour lui-même ou pour sa fortune ? Il imagine alors une série d’épreuves, proposer à Angélique d’autres prétendants plus riches ou plus titrés, pour mettre son coeur à l’épreuve. « L’épreuve marivaudienne atteint ici son degré le plus systématique et le plus cruel : le stratagème, poussé à l’extrême, révèle moins la vérité du sentiment qu’il ne l’altère » (Comédie-Française, répertoire). La pièce illustre une des obsessions constantes du théâtre de Marivaux : la méfiance de l’amour envers lui-même, et la difficulté à distinguer le sentiment vrai du calcul. Tchemerzine VII, p. 418. Bel exemplaire.
Réf : 42879

