Paris, au bureau du Populaire, 1846.
In-16 de (2)-XII-636 pp., demi-basane verte, dos lisse orné de filets dorés (reliure de l’époque).
Édition originale de cet ouvrage majeur de la pensée icarienne, paru la même année que le départ de la première avant-garde pour le Texas (29 janvier 1848). « Notre communisme icarien est le vrai christianisme » (Cabet), thèse que Cabet développe ici en 636 pages, en dressant un parallèle entre l’action de Jésus et son propre projet communiste, présentant le Christ comme précurseur du communisme icarien et la communauté des biens comme la mise en application de l’Évangile. Cette entreprise d’identification du socialisme au christianisme n’était pas propre à Cabet : « Pour Louis Blanc, Raspail, Barbès et Ledru-Rollin, sans parler de Buchez, de Pierre Leroux et de Lamartine, le Christ demeure le précurseur des temps modernes, et l’Évangile le bréviaire de la Démocratie » (Prudhommeaux). Cabet y ajoute cependant une dimension personnelle caractéristique : « avec une vanité presque aussi candide que Fourier, Cabet enrégimente Jésus de gré ou de force parmi les apôtres du communisme » (Prudhommeaux). Très bon exemplaire. Prudhommeaux, A86 ; Prudhommeaux, Icarie et son fondateur Étienne Cabet, Nîmes, Imprimerie coopérative La Laborieuse, 1907.
Réf : 1268

