A Paris, chez Prault Père, 1739.
In-12 de (2)-53-(3) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale publiée onze ans après la création. Comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Italiens Ordinaires du Roi le 22 avril 1728 au Théâtre de l’Hôtel de Bourgogne. Marivaux y confronte les deux grandes forces qui gouvernent les hommes : Apollon et Plutus — l’amour et l’argent. Pour conquérir la belle Ergaste, le jeune Arlequin se voit conseiller par Apollon de séduire par les arts et l’esprit ; mais c’est Plutus, dieu des richesses, qui triomphe finalement en offrant à Arlequin les moyens pécuniaires qui lui faisaient défaut. La pièce constitue une satire mordante des mœurs d’une société où la fortune l’emporte sur le mérite , thème particulièrement sensible pour Marivaux, qui avait perdu sa propre fortune dans la faillite du système de Law en 1720. Tchemerzine VII, p. 417.
Réf : 42875

