Paris, François Muguet, 1661.
In-4 de 28 pp., cartonnage moderne papier coquille.
Édition originale. Lettre morale versifiée du poète jésuite Pierre Le Moyne contre le théâtre de son temps mais pour un théâtre « grand & juste » : « Là vous ne verrez pas un Oedipe inhumain, / D’un couteau parricide ensanglanter la main / (…) / Les autres vains sujets du Théâtre profane / Cléopâtre, Panthée, Artémise, Ariane, / Et pareils arguments ornés de fictions, pour donner du crédit aux folles passions, / Ne se produisent point sur cette scène auguste, / Où rien ne se fait voir, que de grand & de juste. » Écrivain fécond et à grand succès, Pierre Le Moyne (1602-1671) étonnait ses contemporains par sa « hardiesse », par l’originalité de son imagination et la force de son expression. Sa dernière oeuvre poétique fut la collection d’Entretiens et lettres poétiques (1665), où il réunissait toutes ses lettres en vers. Sous la plume du poète jésuite ce genre mineur se transforme. Dans un même poème, il passe du badinage mondain aux sujets les plus sérieux : les grands thèmes philosophiques, politiques et religieux côtoient la satire féroce des moeurs contemporaines, et des vers où s’exprime une sensibilité remarquable aux beautés de la nature. (Entretiens et lettres poétiques de Pierre Le Moyne, Classiques Garnier, série éditée par Christian Biet, Delphine Denis, Alain Génetiot). Cioranescu, 42390.
Réf : 43324
