[SARASIN (Jean), LECT (Jacques)].

Le citadin de Genève ou response au Cavalier de Savoye.

Paris,
Pierre le Bret,
1606 (vers 1780).
In-8 de XVI-367 pp., demi-maroquin brun, dos orné à nerfs, tête dorée, signet (reliure du XIXe siècle).

2 000 

Paris, Pierre le Bret, 1606 (vers 1780).

In-8 de XVI-367 pp., demi-maroquin brun, dos orné à nerfs, tête dorée, signet (reliure du XIXe siècle).

Réimpression du XVIIIe siècle établie vers 1780, avec la mention fictive d’édition et de date de l’originale (Paris, Le Bret, 1606) de ce texte polémique de propagande anti-savoyarde de grande importance pour l’histoire de Genève et de la Savoie du XVIIe siècle. « Véritable source documentaire de cette époque, cet ouvrage est une réponse à celui de Claude-Louis Buttet Le Cavalier de Savoye ou Response au Soldat Français paru pour la première fois en 1605. Originellement, ce pamphlet fut publié de la part de Jean Sarasin, diplomate, et Jacques Lect, qui furent des négociateurs de la paix de Saint-Julien en 1603 » (Bombadil). Bel exemplaire enrichi de la très rare planche repliée (40 x 27 cm) attribuée à François Diodati (1647-1690) : Vraye représentation de l’Escalade entreprise sur Genève par les Savoyards et sa belle délivrance l’An 1602. La vue de Genève sous l’assaut des Savoyards est entourée de nombreuses vignettes représentant les événements de la nuit de l’Escalade du 12 décembre 1602 qui vit la victoire de la république protestante sur les troupes du duc de Savoie Charles-Emmanuel Ier, ainsi qu’un historique depuis l’arrivée de la Réforme à Genève en 1535. La liste des Genevois décédés durant la nuit complète le tableau. Cette gravure est décrite par Hermann Hammann (Les Représentations graphiques de l’Escalade, 1898, pp. 16-18), qui lui attribue la date de 1667 : « La vue est entourée, sur tous ses côtés, d’une bordure historiée, large de cinq centimètres, divisée en seize compartiments par des branches de laurier ; cinq des compartiments représentant de batailles entre Genève et la Savoie ; une est relative à la Réformation et six figures des épisodes de l’Escalade. Celui du milieu, en haut, est orné de deux armoiries de Genève, surmontées de la double aigle impériale et de la couronne, que deux lions soutiennent. Le compartiment du milieu, en bas, contient les noms des Genevois morts pour leur patrie, et les deux derniers sont garnis de médaillons ronds montrant des sujets allégoriques. La vue proprement dite embrasse toute la ville de Genève, les ponts bâtis et Saint-Gervais, depuis Cornavin et le bastion du Pin, vue prise depuis Plainpalais. (…) Quoique cette gravure soit dépourvue de millésime, je n’hésite pas à mettre son exécution après 1647, parce que l’on y voir représenter et mentionner dans les légendes le Grenier à blé du Cendrier dont la construction a été commencée le 1er octobre 1645 et parachevée le 1 juillet 1647 ainsi qu’on lit dans l’inscription qui décore cet édifice. (…) J’attribue l’exécution de la planche à François Diodati né en 1647 (qui) n’a pu l’exécuter qu’entre les années 1667 et 1670. » Hauser, IV, 3225 ; Notice bibliographique sur le Cavalier de Savoie, Le Citadin de Genève et le fléau de l’aristocratie genevoise in Mémoires et Documents de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Genève, XIX, pp. 318 à 343 ; Jean Faga, Catalogue de la collection de livres sur la Savoie ou imprimés en Savoie, 1896, n°659 ; Collection Michel Hennin, Estampes relatives à l’Histoire de France, XIII, n°1250.

Réf : 42986

Thème

Histoire, Régionalisme

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