Paris, Douniol, 1871.
In-8 broché de 14 pp., couverture sable imprimée.
Brochure très rare signée H.C. mais restée anonyme, publiée l’année de la Commune : « La plus grande obligation que la France ait à M. Thiers c’est, à mon avis, d’écarter de Paris l’Assemblée nationale, mais cela durera-t-il ? J’ai commencé à craindre le contraire, quand j’ai vu plusieurs candidats émettre le voeu de l’y ramener : souvent à la vérité, ils ne disaient pas pourquoi. Il y en a un qui trouve que Paris manque à l’Assemblée, autant que l’Assemblée à Paris ; mais une jolie antithèse n’est pas un raisonnement. Cela signifie-t-il que Paris, en gardant les tribunaux, les ministères, les administrations, les musées, les bibliothèques, les écoles, les théâtres etc. doive aussi pour être complet, réunir le pouvoir central ? (…) Pour en finir avec les candidats ou députés qui veulent revenir à Paris, on ne peut leur supposer de mesquines considérations, comme la cherté des vivres et des logements à Versailles, qui tenait avant tout à l’émigration causée par la Commune. Outre les deux chemins de fer, on a maintenant une foule de communications inconnues sous Louis XIV ; ajoutez le télégraphe électrique : enfin ils devraient considérer que les membres du parlement anglais n’ont guère moins de chemin à faire pour aller à Westminster en traversant Londres que les nôtres de Paris à Versailles (…) ». Inconnu des bibliographies spécialisées.
Réf : 14133
