Paris, chez tous les libraires ; et chez l’auteur, 1876.
In-12 broché de 108 pp., couverture violette imprimée.
Édition originale rare du dernier livre de Paulin Gagne. C’est en 1870 qu’il se proclama Archi-Monarque ; il demanda que la place de la Concorde fut transformée en temple universel. En 1872, il s’intitula « Pantocrate », homme-femme et âpotre réconciliateur. Il appelait la République « la Rage-Publique » et on lui doit des néologismes assez extraordinaires, tels l’âne-archide, vinicultivrogne, pataticulture, suicéide. L’Archi-Monarchéide est le Chant du cygne de Paulin Gagne (1808-1876) : « Après avoir inventé plusieurs idées de progrès, parmi lesquelles je compte le phylloxéracide Gagne à l’ail, qui détruirait tous les phylloxéras des vignes et des corps humains, je suis le plus grand inventeur de salut universel en procamant l’archi-monarque, qui offre la panacée immortelle la plus vitale… Gagne vieil avocat, ex-bâtonnier de l’ordre, Ex-fier premier adjoint, est fulgurant d’Elise Moreau, femme écrivain le plus grand… Gagne est père de la Philantropologie Qui fait manger entr’eux les humains pleins d’envie, Quand la famine veut, qu’aux cas de ses courroux, Le petit nombre s’offre au grand salut de tous ». Bel exemplaire enrichi d’un envoi autographe signé à l’encre sur la couverture adressé à l’illustrateur Bertall (pseudonyme de Charles Constant Albert Nicolas d’Arnoux de Limoges Saint-Saëns) : A Monsieur Bertall, hommage archi-monarchique de l’auteur, Gagne. Blavier, p. 691 ; Brugal, Bizarre IV, p. 93 ; Bechtel-Carrière Livre des Bizarres, p. 139.
Réf : 42157
