Paris, Abel L’Angelier, 1607.
In-8 de (16)-358-(16) pp. (signatures â8, A-Z8, Aa3), vélin dur (reliure de l’époque).
Deuxième édition ornée d’une sphère armillaire sur le titre sortie des presses d’Abel L’Angelier à l’instar de l’édition originale datée 1599. Magistrat et humaniste bordelais, Florimond de Raemond ou Roemond (vers 1540 – 1601) fut pourvu en 1570 de l’office de conseiller au parlement de Bordeaux, vacant par la résignation de Michel de Montaigne et l’occupa jusqu’à sa mort. Ami de Du Bartas, de Pierre de Brach, de Geoffroy de Malvyn, il fut en relation de correspondance avec Étienne Pasquier, Juste-Lipse, Duplessis-Mornay. Raemond reste connu pour sa sérieuse réfutation de la papesse Jeanne, légende selon laquelle au IXe siècle une femme aurait détenu, sous le nom de Jean VIII, le siège de saint Pierre entre les pontificats de Léon IV et de Benoît III. Cette dernière fut en effet le centre d’un vif débat opposant à l’époque et au siècle suivant les catholiques et les protestants. L’auteur avait déjà exprimé ses opinions sur le sujet dans un petit livre publié de manière anonyme en 1587 à Bordeaux sous le titre L’Erreur populaire de la papesse Jeanne, lequel fut réédité plusieurs fois. Cette édition est précédée de deux épîtres de l’auteur à l’évêque de Bazas et au cardinal Charles de Bourbon suivies de poèmes latins et grecs attribués à Jean de Sainte-Marthe, Jean de Malvin, Jean Bordes, Borrameus, Bernardi et Laugier de Porchères ; contient également, à la suite du texte de Raemond, la traduction française de deux livres du grand théologien chrétien Tertullien (IIe-IIIe siècles) : De la couronne du soldat et Aux martyrs. Le dernier feuillet blanc manque (Aa4). Pâles mouillures, quelques taches sur la reliure. Caillet, III, 9171 ; Balsamo & Simonin, 459.
Réf : 15905
