BEAUXAMIS (Thomas).

La Marmite renversée et fondue, de laquelle nostre Dieu parle par les saincts Prophètes, où est prouvé que la secte Calvinique est la vraye Marmitte, & est comprins un brief sommaire des desseins & conjurations sanguinaires d'icelle, causé de son entière ruine. Par F. Th. Beauxamis C. Theologien de Paris.

A Paris,
chez Guillaume Chaudière,
1572.
1 vol. petit in-8 de 23 feuillets chiffrés, cartonnage du XIXe siècle.

2 500 

A Paris, chez Guillaume Chaudière, 1572.

1 vol. petit in-8 de 23 feuillets chiffrés, cartonnage du XIXe siècle.

Édition originale sous ce titre, mais nouvelle édition augmentée de Résolution sur certains pourtraictz et libelles, intitulez du nom de Marmitte, faulsement imposé contre le clergé de l’Église de Dieu, imprimé par Marnef en 1562. Le motif de la marmite papale est l’un des plus féconds de la polémique des guerres de religion : il tire son origine des Satyres chrestiennes de la cuisine papale (Genève, 1560), auxquelles répondent dès 1562 une floraison de pamphlets huguenots, La Comédie du pape malade, L’Extrême onction de la marmite papale, La Désolation des frères en robes grises pour la perte de la marmite, La Polymachie des marmitons. Thomas Beauxamis (1524-1589), dit le Petit-Carme, du couvent des Carmes de Paris, théologien de la Sorbonne, prédicateur éloquent et vigoureux adversaire du protestantisme, fut le principal instigateur de la contre-offensive catholique sur le thème de la marmite. Dans la Marmite renversée et fondue, Beauxamis recycle l’essentiel du texte de 1562 et ajoute une courte section sur les hérésies passées, en particulier les Vaudois et les Hussites, ainsi qu’un développement substantiel de l’histoire récente de France. Son but consiste à mettre en lumière les crimes de guerre des calvinistes pour démontrer qu’ils doivent être considérés comme la marmite et doivent, par conséquent, être détruits. Publiés à dix ans d’intervalle, ces deux volumes résument les deux grands axes de la tentative catholique de renversement du motif de la marmite : d’abord, Beauxamis utilise l’exégèse biblique pour démontrer que le nom de marmite s’applique aux réformés plutôt qu’aux catholiques ; l’édition augmentée se lit davantage comme un acte d’accusation des exactions huguenotes. Brunet, I, 719 ; Vincent Robert-Nicoud, « La « marmitte renversée » : construction discursive et fonctionnement argumentatif d’une insulte dans les polémiques des guerres de religion (1560-1600) ». Très rare.

Réf : 13665

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