[Guerre du Roussillon (1793-1795). Histoire et Anecdotes. Manuscrit]. Le Français prisonnier de guerre en Espagne, histoire véritable. Suivie de quelques anecdotes ayant aussi leur côté vrai, recueillies par C. B. [Charles Bonnard], ancien officier d'infanterie, 1849.

1849-1858.
Grand in-8 manuscrit (15,5 x 24 cm) de 441 pp., table, demi-basane olive, dos lisse orné (reliure romantique de l’époque).

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, , 1849-1858.

Grand in-8 manuscrit (15,5 x 24 cm) de 441 pp., table, demi-basane olive, dos lisse orné (reliure romantique de l’époque).

Mémoires et souvenirs inédits d’un soldat de la Révolution rédigés au milieu du XIXe siècle en forme de roman historique. Depuis l’exécution de Louis XVI le 21 janvier 1793, l’Espagne a massé des troupes à la frontière catalane ; le 7 mars, la Convention lui déclare la guerre. Le 23 avril, à Perpignan, est constitué un Comité de Salut Public à l’image de celui de Paris. La guerre du Roussillon aussi dénommée guerre des Pyrénées va opposer l’Espagne associée au Portugal, et la France révolutionnaire de mars 1793 à juillet 1795. Avertissement : « Ce serait être dans l’erreur que de regarder l’Histoire du Français prisonnier de guerre en Espagne, comme le fruit d’une imagination romanesque. Les faits en grande partie y sont d’une rigoureuse exactitude, et les noms propres s’y trouvent énoncés sans la plus légère altération. Il faut cependant en excepter celui d’Alvérédo, en ce que l’historien, qui d’ailleurs a connu tous les personnages français, n’a jamais lu en bas des lettres qu’il a eues en communication, que le nom de baptême de la jeune espagnole, ce qui du reste est assez l’usage en Espagne ; également celui de sa mère, qui signait Melchiora. C’est seulement en ce qui touche le dénouement, que l’auteur a cru pouvoir s’éloigner de la vérité ; et il dépendait sans nul doute de l’officier français que ce dénouement devînt en tout la réalité (…) » Charles Bonnard qui appose sa signature autographe au titre, était un jeune lieutenant au Régiment de Champagne âgé de vingt-deux ans lors de l’entrée en guerre de l’Espagne en 1793. En garnison à Perpignan au moment de l’entrée en guerre, son unité est envoyée défendre la frontière à partir de Fort-les-Bains, rapidement soumis au blocus des troupes espagnoles. Le 3 juin 1793, sans avoir jamais été renforcé ni ravitaillé, le fort capitule et sa garnison doit se rendre, avec les honneurs pour seule consolation. Commence alors pour les officiers un parcours de «captivité» dans diverses villes espagnoles. C’est à Valladolid que Charles et ses compagnons sont finalement assignés à résidence. Et c’est dans cette localité que Charles va vivre avec Francisca, jeune fille de la noblesse locale, une rocambolesque histoire d’amour. Suivi d’un recueil d’« anecdotes » qui comprend : La Frangipane, anecdote. Valladolid, 1794 ; Les boucles d’oreille de Justine, Paris 1828 ; L’épouse délaissée le lendemain de son mariage, Paris, 1834 ; Un épisode de la campagne de 1814, Paris, 1834 ; Conversation entre deux époux, Vitry le François 1825 ; L’épouse acariâtre, Paris 1829 ; Le fils naturel anecdote, Paris 1834 ; extraits et « Conclusion » de Amour et repentir (roman épistolaire) ; Louis XVIII son départ des Tuileries dans la nuit du 20 mars 1815 ; Éloge funèbre d’une reine d’Égypte ; Portrait de Louis XVIII. Précieux recueil historique et littéraire composé par un ancien du Régiment de Champagne âgé de 87 ans en 1858 (voir page 432) qui prend pour point de départ ses campagnes en Espagne sous la Convention dont l’histoire reste méconnue et assez peu renseignée (citons Joseph-Napoléon Fervel (1811-1877), Campagnes de la Révolution française dans les Pyrénées orientales. 1793-1794-1795, Paris, Dumaine, 1851-1853). « La guerre avec l’Espagne ne joue qu’un rôle secondaire dans l’histoire de la Révolution française. Le prestige des armées prussiennes et autrichiennes, la menace quelles faisaient peser sur Paris principal foyer révolutionnaire, plus tard dans le cas de l’armée des Alpes le champ ouvert aux exploits de Bonaparte, contribuèrent à rejeter dans l’ombre un conflit somme toute court, et jamais décisif pour l’avenir de la République. Vues du Languedoc, cependant, les perspectives changent. Dans la mesure même où il fut longtemps négligé par Paris, le front espagnol a lourdement pesé sur l’histoire languedocienne : d’abord en exigeant de l’ancienne province un effort de guerre pour lequel elle n’était nullement préparée, mais aussi, plus indirectement mais non moins profondément, en contribuant à infléchir les rapports complexes entre la Révolution parisienne, les autorités locales, et les populations concernées. » (Georges Fournier). Important manuscrit d’une écriture fine et lisible, signé par l’auteur. Fournier, Georges. « Le Languedoc et la guerre avec l’Espagne (1793-1795) ». L’Espagne et la France à l’époque de la Révolution française (1793-1807), édité par Jean Sagnes, Presses universitaires de Perpignan, 1993. Coiffe de pied arasée, frottements.

Réf : 44751

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