Duguet (Jacques Joseph), Asfeld (Jacques Vincent d').

Explication de la prophétie d'Isaïe où selon la méthode des Saints Pères on s'attache à découvrir les mystères de Jésus-Christ & les règles des mœurs renfermées dans la lettre même de l'Écriture.

Paris,
François Babuty,
1734.
5 tomes en 6 vol. in-12 de XII-599 pp. 8 pp. de catalogue ; (4)-472 pp. ; (4)-451 pp. ; [tome IV en 2 vol. à pagination continue] (8)-710 pp. ; (8)-606-(1) pp., maroquin bleu nuit, dos à nerfs orné à petit fers, triple filet doré d’encadrement sur les plats, fleuron répété aux angles, roulette intérieure, tranches dorées (reliure de l’époque).

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Paris, François Babuty, 1734.

5 tomes en 6 vol. in-12 de XII-599 pp. 8 pp. de catalogue ; (4)-472 pp. ; (4)-451 pp. ; [tome IV en 2 vol. à pagination continue] (8)-710 pp. ; (8)-606-(1) pp., maroquin bleu nuit, dos à nerfs orné à petit fers, triple filet doré d’encadrement sur les plats, fleuron répété aux angles, roulette intérieure, tranches dorées (reliure de l’époque).

Édition originale. Prêtre de l’Oratoire et moraliste renommé, l’abbé Duguet (1649-1733) se rattache à Port-Royal, proche de Racine, mais aussi de Mme de La Fayette dont il fut le directeur spirituel. En 1690, il prend ses distances avec les jansénistes les plus extrêmes. Retiré en Savoie, il y écrivit une Institution d’un prince, traité politique à l’intention du duc héritier, qui ne fut publié qu’après sa mort, en 1739. Abbé de la Vieuville de 1688 à 1726, docteur en Sorbonne (1693), Jacques-Vincent Bidal d’Asfeld (1664-1745) était un proche de Jacques Joseph Duguet, avec qui il écrivait. En 1721, ses positions théologiques lui valurent une lettre de cachet. Élégante reliure de l’époque attribuable à l’atelier de Luc-Antoine Boyet (v. 1658-1733) dont les deux soleils poussés dans l’entrenerf tomé des trois premiers volumes sont caractéristiques (Esmerian II-1, p. 100, n°65) ; le fer en forme de trèfle quadrilobe tigé répété aux quatre angles de chaque plat et repris dans les entrenerfs du dos provient de l’atelier Antoine Ruette (Esmerian II-2, annexe A-VI) auquel succéda Claude Le Mire (“relieur rarement cité” selon la BnF) dont la charge de relieur du roi échut à Luc-Antoine Boyet de 1698 à 1733. Reure, Bibliothèque des écrivains foréziens I, 1914, p. 268 ; Ingold, Essai de bibliographie oratorienne, 1880, p. 195 ; Thoinan, Les Relieurs français, p. 213.

Réf : 42175

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