A Paris, De l’Imprimerie de Carpelet, [1800].
In-8 de VII-(1)-93-(1) pp., demi-basane fauve, dos à nerfs, chiffre M.P. en pied, couverture de l’époque avec pièce de titre manuscrite à l’encre du temps conservées, non rogné (reliure moderne).
Édition originale. Necker donna sa démission en septembre 1790 et retourna en Suisse au milieu d’une indifférence générale qui confinait à l’hostilité. Honni aussi bien par les royalistes que par les révolutionnaires, il fut totalement dépassé par les événements qu’il avait très largement provoqués. Il attaqua néanmoins dès 1792 (Du pouvoir exécutif dans les grands États) le principe de la séparation des pouvoirs et tendait à réhabiliter l’exécutif discrédité par les agissements de Louis XVI : il défendit cette thèse contre Mounier et les Monarchiens. Il critiqua le même principe réaffirmé dans la Constitution de l’an III : pour que les différents pouvoirs restent à jamais divisés, il ne faut point les séparer entièrement. Cette idée fut d’un grand intérêt puisqu’on la retrouva dans les principes de la Charte de Louis XVIII et de l’Acte additionnel de 1815. Einaudi, II, 4101.
Réf : 10999
