A Genève, chez G. J. Manget, 1799.
2 vol. in-8 de 461 pp. ; XII-525 pp., 12 planches gravées sur 7 feuilles, demi-veau havane, dos lisse orné, pièces de titre en maroquin rouge (reliure de l’époque).
Première édition française, traduite par le marquis de Courtivron. Benjamin Thompson, comte de Rumford (1753 – 1814), physicien et chimiste, né dans les colonies américaines mais fidèle à la Couronne britannique lors de la Révolution américaine, fut fait chevalier par George III en 1784, puis ministre de la guerre, de la police et grand chambellan de l’électeur de Bavière dont il réforma l’armée et l’économie. Élevé au rang de comte du Saint Empire en 1791, il prit le titre de Rumford, du nom de la ville du New Hampshire où il avait passé sa jeunesse. Élu associé étranger de la deuxième classe de l’Institut national le 24 août 1802, il épousa à Paris en 1805 Marie-Anne Paulze, veuve de Lavoisier (union qui ne dura que six mois). Le présent recueil réunit deux dimensions complémentaires de son activité. Le premier volume est consacré à son oeuvre philanthropique en Bavière : propagation de la pomme de terre et des pâtes alimentaires comme denrées économiques, suppression de la mendicité, organisation des maisons d’industrie pour les pauvres, création des soupes populaires. Le second volume présente ses travaux scientifiques et ses recherches sur la théorie mécanique de la chaleur, en montrant la constance de masse de la glace fondante, Rumford contribua à détruire la théorie du calorique, illustrées de 12 planches gravées consacrées à ses instruments (calorimètre à eau, thermoscope) Bel exemplaire. Coquelin & Guillaumin, II, 562 ; Einaudi, 5605.
Réf : 39619
