[Épizootie]. [TURGOT (Anne Robert Jacques)]. Mémoire instructif sur l'exécution du plan adopté par le Roi pour parvenir à détruire entièrement la maladie qui s'est répandue sur les bestiaux en Guyenne & dans les Provinces circonvoisines.

Versailles,
De l’Imprimerie du roi. Hôtel de la Guerre,
1775.
Grand in-4 broché de 13 pp.

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Versailles, De l’Imprimerie du roi. Hôtel de la Guerre, 1775.

Grand in-4 broché de 13 pp.

Édition originale. En 1774, la peste bovine sévissait en Europe occidentale depuis plus de dix ans. Elle était venue des plaines hongroises avec les armées de la Guerre de Sept Ans. Au mois de mai, elle fit son apparition à la surprise générale dans le sud-ouest du royaume, sans que la moindre contamination terrestre ait pu être évoquée. Le créateur et directeur des écoles vétérinaires, Claude Bourgelat, qui en 1765 créa le mot épizootie conseille avec clairvoyance les ministres Bertin et Turgot. Ils sollicitèrent l’aide de l’Académie des Sciences qui désigna comme expert Félix Vicq d’Azyr (1748-1794), spécialiste de l’anatomie animale et humaine. Sur ses indications, Turgot adressa le 4 février 1775, aux gouverneurs, intendants et autres administrateurs, un mémoire où, en raison de la persistance de l’épizootie, il ordonne de sacrifier impitoyablement tout ce qui est malade. Un ensemble cohérent de mesures sanitaires fut institué pour la première fois : abattage indemnisé à raison du tiers de la valeur des animaux, désinfection, recensement et isolement. (François Vallat, Félix Vicq d’Azyr et l’épizootie de 1774 – 1776). Bull.Soc.Hist.Méd.Sci.Vét., 2007, 7 : 127-140 ).

Réf : 44813

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