VILLIERS (Pierre de).

Entretiens sur les Contes de Fées, et sur quelques autres ouvrages du Temps, pour servir de préservatif contre le mauvais goût. Dediez à Messieurs de l'Académie Françoise.

A Paris,
chez Jacques Collombat,
1699.
In-12 de (8)-304-(4) pp. (errata et privilège), veau fauve, pièce de titre en maroquin rouge, dos orné à nerfs (reliure de l’époque).

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A Paris, chez Jacques Collombat, 1699.

In-12 de (8)-304-(4) pp. (errata et privilège), veau fauve, pièce de titre en maroquin rouge, dos orné à nerfs (reliure de l’époque).

Édition originale de l’une des premières attaques contre les contes de fées, sous la forme de cinq entretiens, « ces ramas de contes de Fées, qui nous assassinent depuis un an ou deux » (BnF). L’abbé Pierre de Villiers (1648-1728), jésuite, adversaire des tragédies jugées trop passionnées et des barbinades, dénonce la frivolité du genre et son indigence morale, au nom du bon goût classique et de la morale chrétienne. De 1696 à 1702, il ne paraît pas moins de vingt volumes de contes de fées à Paris, dérivant tous d’un cercle familial et amical dont Perrault est le centre, la comtesse d’Aulnoy, Mmes de Murat et Durand, Mlles de La Force, Lhéritier et Bernard. Villiers leur oppose leur propre origine populaire et féminine : « Aucun Philosophe & aucun habile homme que je scache, n’a inventé ou composé des Contes de Fées ; l’invention en est düe à des Nourrices ignorantes ; & on a tellement regardé cela comme le partage des femmes, que ce ne sont que des femmes qui ont composé ceux qui ont paru depuis quelque temps en si grand nombre. » L’ouvrage est régulièrement cité dans les travaux académiques sur la naissance du conte littéraire français. Bel exemplaire. Ex-libris manuscrit Mr de Vauvillé. BnF, exposition virtuelle Contes de fées.

Réf : 15954

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