[LOYSEAU (Charles)].

Discours de l'abus des justices de village. Tiré du traité des Offices de C.L.P., non encor imprimé.

Paris,
Abel L’Angelier,
1605.
In-8 de (2)-77 ff. (1) f. blanc, (le feuillet 73 est blanc). [LOYSEAU (Charles)]. Suite du Discours de l’abus des justices de village.Traictant de la manutention des justices seigneuriales legitimement introduites. Paris, Abel L’Angelier, 1604. In-8 de 61-(1) ff. Ensemble 1 vol. in-8, vélin souple, dos recouvert au XVIIIe siècle de veau fauve ornée (reliure de l’époque).

800 €

Paris, Abel L’Angelier, 1605.

In-8 de (2)-77 ff. (1) f. blanc, (le feuillet 73 est blanc). [LOYSEAU (Charles)]. Suite du Discours de l’abus des justices de village.Traictant de la manutention des justices seigneuriales legitimement introduites. Paris, Abel L’Angelier, 1604. In-8 de 61-(1) ff. Ensemble 1 vol. in-8, vélin souple, dos recouvert au XVIIIe siècle de veau fauve ornée (reliure de l’époque).

1. Réimpression du Discours de Charles Loyseau, publié une première fois en 1603, privilège pour dix ans accordé à L’Angelier, daté de 1603. 2. La Suite du Discours est en édition originale, complément de l’édition de 1603, avec le même privilège. Charles Loyseau (Nogent-le-Roi, 1564 – Paris, 1627), avocat au Parlement de Paris, fut de 1600 à 1608 bailli de Châteaudun, bailliage seigneurial de Catherine de Gonzague, duchesse de Longueville. La situation est paradoxale : Loyseau avait publié en 1603 une critique particulièrement sévère des justices seigneuriales qu’il était lui-même appelé à exercer. Il dénonçait notamment les juridictions rurales comme « ces Mangeries de village que je ne puis appeler justices, parce qu’il ne s’y fait rien moins que justice ». Dans la Suite du Discours (1604), il apporte toutefois un correctif à cette condamnation en distinguant les justices usurpées des justices seigneuriales légitimement concédées par le roi. Cette évolution se poursuit dans le Traité des seigneuries (1608), où il apporte un important correctif doctrinal à son premier réquisitoire. Ces deux textes constituent ainsi un témoignage majeur sur la place des juridictions seigneuriales dans l’organisation judiciaire de la monarchie française à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle. Ils permettent également de suivre l’élaboration progressive de la pensée juridique de Loyseau, qui cherche moins finalement à supprimer toute justice seigneuriale qu’à en déterminer les fondements légitimes et les limites. Provenance : bibliothèque de Pierre Charles Delasize (1763-1846), juge honoraire au tribunal de Rouen, avec ex-libris figurant les attributs de la justice. La vente de son importante bibliothèque eut lieu en 1846 (Catalogue des livres de la Bibliothèque de M. Delasize, Rouen, 1846). Balsamo & Simonin, Abel L’Angelier et Françoise de Louvain, 419 et 403.

Réf : 41756

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