Londres, [Paris, Merlin], 1770.
In-8 de (4)-314-(1) pp., veau fauve, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l’époque).
Édition originale. « The most brilliant writings published up to that time in support of practical economics » (Palgrave). Ferdinando Galiani (1728 – 1787), abbé, économiste et diplomate napolitain, auteur d’un Traité de la monnaie (1751), séjourna à Paris de 1759 à 1769 comme secrétaire de l’ambassade du royaume de Naples. Habitué du salon du baron d’Holbach, il y rencontra Diderot, à qui il exposa en novembre 1768 ses réserves contre le libre commerce du grain. Convaincu, Diderot l’incita à publier ses idées. Galiani rédigea ses Dialogues mais quitta Paris le 25 juin 1769, abandonnant son manuscrit à Diderot et Louise d’Épinay. « Diderot revoit le texte et le fait publier en janvier 1770 » (G. Stenger), le texte ayant été entièrement revu et corrigé par Grimm et Diderot. L’ouvrage se présente sous la forme de huit dialogues fictifs abordant les famines, le système agricole, les greniers, le prix du blé, attaque directe de la politique de libéralisation du commerce des grains établie par les édits de 1764 de Bertin et de L’Averdy, et critique des physiocrates. Galiani y analyse les rapports entre la structure physique d’un pays et son économie, et insiste sur l’interdépendance de l’agriculture, des manufactures et du nombre des habitants. Voltaire écrivit à Diderot pour le remercier de l’envoi des Dialogues en les qualifiant d’une plume de « Platon et Molière » ; Morellet et Turgot publièrent des réfutations. INED, 948 ; Einaudi, 2234 ; Kress, 6750 ; Barbier, I, 952 ; Weulersse, Physiocratie, I, p. XXVI.
Réf : 43156

