WRONSKI (Hoëné).

Développement progressif et but final de l'humanité.

Paris,
Amyot,
1861.
In-8 de XV-416 pp., demi-basane verte, dos lisse orné (reliure de l’époque).

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Paris, Amyot, 1861.

In-8 de XV-416 pp., demi-basane verte, dos lisse orné (reliure de l’époque).

Édition originale posthume très rare, premier volume des Oeuvres posthumes, manquant à la BnF. Publiée par la veuve du philosophe huit ans après sa mort, à partir de textes rédigés en 1815 et 1818 : « malgré ce laps de temps il doit, par les démonstrations précises et les nombreuses applications des principes philosophiques de l’auteur, jeter un nouveau jour sur tous les ouvrages qu’il a publiés depuis lors » (Avertissement). Józef Maria Hoëné-Wroński (Wolsztyn, 1776 – Neuilly-sur-Seine, 1853), mathématicien et philosophe polonais, passa la quasi-totalité de sa vie en France et rédigea l’intégralité de son oeuvre en français, « à travers la France pour la Pologne ». Cofondateur du messianisme polonais, il élabora un système de philosophie absolue embrassant les mathématiques, l’histoire, la politique, le droit, la psychologie et la musique, avec l’ambition d’une réforme « absolue, c’est-à-dire ultime » du savoir humain. Dans sa philosophie de l’histoire, le présent constitue la dernière époque historique, à la fin de laquelle le messianisme doit réaliser la raison absolue, anticipant, selon ses propres termes, une « fédération morale des nations » : « N’a-t-il pas existé, cet étrange et peut-être grand penseur, Hoëné Wronski, lequel, à force de sondages dans le Nombre, croyait avoir trouvé le point de jonction du polynôme algébrique et de la destinée humaine » (Victor Hugo, Philosophie, commencement d’un livre, 1860). Le présent ouvrage fut la dernière publication parue sous son nom au moment où Lautréamont (Ducasse) écrivait les Chants de Maldoror. Ex-libris manuscrit : « Augustine Leroy 1866 ». Caillet, III, 11500 : « Très rare ».

Réf : 4468

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