A Paris, chez G. Desprez, 1765.
10 vol. in-12 de : tome I, XLIV-466 pp., 8 planches ; II. (4)-496 pp., 17 planches ; III. (4)-501 pp., avec 12 planches ; IV. (4)-482 pp., 19 planches ; V. (4)-487 pp., 10 planches ; VI. (4)-445 pp., 9 planches ; VII. (4)-422 pp., 7 planches ; VIII. (4)-466 pp., puis pp. chiffrées (345)-(340), 8 planches ; IX. [Environs de Paris]. VIII-536 pp., 4 planches ; X. Contenant la liste des rues, &c., la table générale des matières (4)-564 pp., veau marbré, dos orné à nerfs, filet doré d’encadrement sur les plats, fleurs de lys dorées en écoinçon, armes frappées au centre, tranches rouges (reliure de l’époque).
Dernière édition revue et augmentée par l’abbé Pérau, la plus complète. Elle est illustrée d’un grand plan dépliant par le géographe F. Baillieul et de 93 planches gravées dont 22 plans de quartiers (deux pour celui de la Cité et deux pour celui de St-Antoine) gravées par Scotin et 71 planches (la plupart dépliantes) par Hérisset, Lucas ou Aveline. Le neuvième volume est constitué d’une description des environs de Paris ; le dixième volume comprend un index des rues et la table générale. « Cette édition constitue la dernière description complète de Paris que nous ait léguée le XVIIIe siècle » (Dumolin). Bel exemplaire aux armes du Cardinal Mazarin. « Ce fer se rencontre sur des ouvrages imprimés après la mort du cardinal. La raison en est qu’ils ont été donnés en prix au collège des Quatre-Nations ou collège Mazarin » (Olivier, Hermal et Roton, 1529, fer n° 4). Collège fondé par testament de Mazarin le 6 mars 1661 pour 60 boursiers nobles issus de quatre provinces nouvellement annexées à la France (Artois, d’Alsace, de Pignerol aujourd’hui en Italie, et les Catalans du Roussillon et de la Cerdagne française). Le cardinal légua également l’ensemble de son immense bibliothèque au nouvel établissement construit par Louis Le Vau, ouvert en 1688. L’Université en assura le fonctionnement. Il prit le nom de collège de l’Unité au début de la Révolution, puis fut supprimé en 1793. Ses bâtiments abritent depuis 1805 l’Institut de France. Provenance : L’exemplaire est complet de l’ex-praemio imprimé relié en tête de chaque volume, avec complément manuscrit, et la signature du Grand Maître du collège et censeur royal Ambroise Riballier (1714-1787), récompensant l’élève Ambroise Guillaume Géraud Boudet, parisien, premier prix de poésie et de versification latine, en 1770. Géraud Boudet (1751-1803) fut avocat au parlement de Paris, reçu le 6 avril 1775. Dumolin, Notes sur les vieux guides de Paris, 66-67 ; Catalogue Lacombe, 917 ; Cohen-De Ricci, 800.
Réf : 15111

