HUERNE DE POMMEUSE (M.L.F.).

Des Colonies agricoles et de leurs avantages pour assurer des secours à l'honnête indigence, extirper la mendicité, réprimer les malfaiteurs et donner une existence rassurante aux forçats libérés, tout en accroissant la prospérité de l'agriculture, la sécurité publique, la richesse de l'état ; avec des recherches comparatives sur les divers modes de secours publics, de colonisation et de répression des délits, ainsi que sur les moyens d'établir avec succès des colonies agricoles en France ; contenant plusieurs tableaux statistiques, avec les plans des constructions adoptées pour les colonies libres et forcées de la Hollande et de la Belgique et de la maison (modèle) de détention de Gand.

Paris,
Imprimerie de madame Huzard,
1832.
In-8 broché de (4)-VII-940 pp., 8 tableaux et 3 planches, couverture verte imprimée.

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Paris, Imprimerie de madame Huzard, 1832.

In-8 broché de (4)-VII-940 pp., 8 tableaux et 3 planches, couverture verte imprimée.

Édition originale de la première étude française consacrée aux colonies agricoles, libres ou forcées, et de leurs applications possibles en France. Michel-Louis-François Huerne de Pommeuse (1765-1840), avocat et propriétaire terrien, député de Seine-et-Marne de 1815 à 1816 puis de 1820 à 1827, « ayant étudié les colonies agricoles en Hollande sous la Restauration, devint l’avocat le plus éloquent de leur développement en France » (French Studies, p. 40). Il effectua en 1829 un voyage d’étude aux Pays-Bas et en Belgique pour observer les colonies agricoles établies par la Société de Bienfaisance de Hollande (colonies libres de Wortell et de Veenhuizen) et par la Société de Bienfaisance de Belgique (colonie forcée de Merxplas-Rykeversel, dépôt pour mille mendiants valides), dont les plans figurent parmi les huit tableaux et trois planches dépliants de l’ouvrage. L’ouvrage plaide pour la transposition en France de ce modèle « qui ne résoudrait pas seulement les problèmes liés à la pauvreté en ville, mais accroîtrait également la richesse dans les terres vacantes de France » (Arneil, p. 42), en proposant une réponse globale à la mendicité, à l’indigence et à la réinsertion des forçats libérés. Les colonies agricoles néerlandaises et belges inspirèrent directement la fondation, en 1840, de la colonie pénitentiaire de Mettray par Frédéric-Auguste Demetz, expérience carcérale qui fit date dans l’histoire du traitement de la délinquance juvénile en France. sSuperbe exemplaire à l’état de parution. Granier, 1529 ; Kress, C.3178.

Réf : 146

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