MONTESQUIEU (Charles-Louis de Secondat, baron de).

Défense de l'Esprit des Loix, A laquelle on a joint quelques éclaircissemens.

A Genève,
chez Barrillot & Fils,
1750.
In-12 de (3)-207 pp., veau marbré, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin citron, tranches rouges (reliure de l’époque).

1 000 

A Genève, chez Barrillot & Fils, 1750.

In-12 de (3)-207 pp., veau marbré, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin citron, tranches rouges (reliure de l’époque).

Édition originale. Dans le concert de louanges qui salua la publication de L’Esprit des lois se glissèrent quelques critiques auxquelles Montesquieu ne daigna pas répondre. La campagne menée par l’Église, qui devait aboutir à la mise à l’Index de l’ouvrage le 29 novembre 1751, l’inquiéta davantage : pour une fois, jésuites et jansénistes étaient d’accord et condamnaient le livre. Montesquieu ne réagit pas à l’attaque du Journal de Trévoux. En revanche il ne put laisser sans réponse les articles violents, attribués à l’abbé Jacques Fontaine de La Roche et publiés dans les Nouvelles ecclésiastiques, qui dénonçaient ce « livre scandaleux fondé sur le système de la religion naturelle ». Dès février 1750 paraissait la Défense de l’Esprit des lois où Montesquieu développait l’argumentation à laquelle il restera fidèle : l’ouvrage était un livre de droit, non de théologie ; il ne fallait donc pas y chercher ce qu’on y trouvait pas. Ex-libris du temps manuscrit Des Rosières. Tchemerzine VIII, 461. Très bon exemplaire. Deux coins légèrement émoussés

Réf : 42690

Thème

Droit, Histoire des idées

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