Paris, Paulin, Lheureux et Cie, 1848.
In-8 de (4)-439 pp., demi-veau fauve glacé, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l’époque).
Édition originale. Envoi autographe signé d’Adolphe Thiers à Édouard-Léon, comte Roger du Nord (1803-1881) : « Mon ami Mr Roger A. Thiers »,. « Roger du Nord entre dans la carrière diplomatique sous la Restauration (et) s’engage dans la politique en 1834 en devenant député de l’arrondissement de Dunkerque (…) à partir de 1836, il se met au service de Thiers et devient ensuite son ami. Il condamne le coup d’État du 2 décembre, est interné quelque temps au fort de Ham. Il abandonne ensuite toute activité politique pendant le Second Empire. La guerre de 1870 le tire de sa retraite. A 67 ans, il est nommé lieutenant-colonel à l’état-major de la Garde nationale de la Seine et cité à l’ordre du jour de l’Armée pour sa conduite à Champigny. Il accompagne Thiers lors de la négociation de Versailles au début novembre. Pendant la Commune, il est chef d’état-major du général d’Aurelle de Paladines, commandant en chef des gardes nationales loyalistes de la Seine en remplacement du général Thomas. Le 8 février 1871, il avait été élu député du Nord sur la liste conservatrice, le sixième avec 82 % des suffrages. Fidèle de Thiers, il soutient la politique du Président de la République en toutes circonstances et, après sa chute, il passe du Centre droit au Centre gauche et vote les lois constitutionnelles de 1875. Ce protestant s’inquiète de la réaction cléricale et vote contre la loi de 1875 sur la liberté de l’enseignement supérieur et les jurys mixtes pour la collation des grades. Son opposition à l’Empire et au cléricalisme lui valent d’être inclu dans le pacte entre républicains et légitimistes pour l’élection des sénateurs inamovibles. Il est élu comme Corne le 10 décembre 1875 au second tour de scrutin par 355 suffrages, le douzième des 75. Roger du Nord siégea au Centre gauche et soutint la politique républicaine. Il vota le 9 mars 1880 l’article 7 du projet de loi Ferry interdisant l’enseignement aux congrégations non autorisées (…) » (Bernard Menager, Roger du Nord Édouard 1803-1881 In : Les immortels du Sénat, 1875-1918 : Les cent seize inamovibles de la Troisième République Paris, Éditions de la Sorbonne, 1995). Pâles rousseurs, quelques mouillures. La bibliothèque du comte Roger « du Nord » fut vendue du lundi 28 avril au mardi 6 mai 1884, en huit vacations : Catalogue des livres rares et précieux, composant la bibliothèque de feu M. le comte Roger (du Nord) Paris, Ch. Porquet, 1884.
Réf : 41183
