FABRE D'ÉGLANTINE (Philippe).

Correspondance amoureuse de Fabre d'Églantine, précédée d'un précis historique de son existence morale, physique et dramatique, depuis son premier début au théâtre jusqu'à sa mort et d'un fragment de sa vie écrit par lui-même ; suivie de sa satyre sur les spectacles de Lyon et d'autres pièces fugitives.

Hambourg et Paris,
Hacquart, Richard, Mercier, Desenne,
[1796].
3 tomes en 1 vol. in-12 de 215, 222, 214 pp., demi-veau brun à coins, dos orné à nerfs (reliure du XIXe siècle).

500 €

Hambourg et Paris, Hacquart, Richard, Mercier, Desenne, [1796].

3 tomes en 1 vol. in-12 de 215, 222, 214 pp., demi-veau brun à coins, dos orné à nerfs (reliure du XIXe siècle).

Édition originale posthume, établie par Pierre-Joseph-Alexis Roussel qui signe le Précis historique. Philippe-François-Nazaire Fabre d’Églantine (1750 – 794), acteur ambulant, dramaturge, poète et homme politique, débuta sa carrière au théâtre en 1772, passant de Bordeaux à Grenoble, Versailles, Maastricht et Liège, où il créa sa première romance Il pleut, il pleut, bergère (1780). Aux Jeux Floraux de Toulouse, il avait remporté une églantine en or, d’où son surnom. Venu s’installer à Paris en 1787, il connut le succès avec Le Philinte de Molière (1790), entra au club des Jacobins, devint secrétaire de Danton au ministère de la Justice (1792), fut élu député de Paris à la Convention et conçut, pour la partie poétique des noms, le Calendrier républicain institué par décret en octobre 1793. Compromis dans l’affaire de la falsification du décret de liquidation de la Compagnie des Indes, il fut guillotiné avec les Dantonistes le 5 avril 1794. La légende veut qu’il pleurât sur la charrette de n’avoir pu achever un poème, ce à quoi Danton lui aurait dit : « Ne t’inquiète donc pas, dans une semaine, des vers te mangeront. » Bel exemplaire. Tourneux, IV, 22684 ; Gay, I, 733 ; Sgard, 292.

Réf : 16071

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