Paris, Pillet, 1811.
In-8 de XVI-316 pp., demi-chagrin lie-de-vin, dos orné à nerfs (reliure postérieure du XIXe siècle).
Nouvelle édition de la célèbre Déclaration de 1682 rédigée par Bossuet, imprimée pour le Concile de Paris en 1811. En 1680, le pape Innocent XI adresse à Louis XIV plusieurs brefs lui demandant d’annuler la déclaration du 10 Février 1673 qui réaffirmait l’existence du droit de régale « comme un droit royal essentiel et inaliénable » sur tous les diocèses du royaume. Une Assemblée générale extraordinaire du clergé se réunit (octobre 1681-mars 1682) pour affirmer sa fidélité au roi et signer la Déclaration du Clergé de France, rédigée par Bossuet et aussitôt érigée en loi. « La réorganisation de l’Église constitutionnelle qui est l’oeuvre de Henri Grégoire, de 1795 à 1801, est vue avec faveur par les jansénistes italiens. Degola publie de 1797 à 1799 ses Annali Politico-ecclesiastici. Il est l’ami de Grégoire et participe au concile constitutionnel de 1801. Les deux conciles de 1797 et de 1801 sont salués par les jansénistes comme l’avènement de la régénération du clergé. Lorsque s’ouvre son conflit avec Pie VII, Napoléon prescrit de faire enseigner dans les séminaires d’Italie les quatre Articles de 1682, ce qui satisfait le clergé janséniste. Lors du concile qui se tient à Paris en 1811, Grégoire écrit que le clergé d’outre-monts compte le plus de défenseurs des quatre articles de 1682 » (Jean Boussoulade). Bourgeois & André, 4488.
Réf : 39701
