BELLEFOREST (François de) & GUAZZO (Stefano).

Civile Conversation du Seigneur Estienne Guazzo Gentilhomme Monferradois, divisee en quatre livres. Au premier sont côtenus en general tous les fruicts qu'ô recueille de la Conversation. Au second est discouru comme toutes personnes de quelques estats ou condition quelles soiêt doyvent côverser hors leurs maisons en general, & en particulier. Au troisiesme sont declarez en particulier les moyens qu'il faut garder en la Conversation domestique. Au quatriesme est representee la Conversation Civile, avec & par l'exêple d'un festin & banquet à Cafal, & y sont introduits dix personnages discourans au convive. Traduict d'Italien en François par F. de Belleforest Commingeois.

Lyon,
Benoist Rigaud,
1592.
In-16 de 416 ff. dont le titre, (31) ff. de table (signatures A8-Fff8, a8, e8, I8, o8), maroquin rouge janséniste, dos à cinq nerfs, dentelle intérieure, tranches dorées (Noulhac).

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Lyon, Benoist Rigaud, 1592.

In-16 de 416 ff. dont le titre, (31) ff. de table (signatures A8-Fff8, a8, e8, I8, o8), maroquin rouge janséniste, dos à cinq nerfs, dentelle intérieure, tranches dorées (Noulhac).

Deuxième édition, la première était parue à Paris en 1579, de la traduction française de François de Belleforest (1530-1583), avec la dédicace à Charles de Neufville datée de Paris le 6 août 1579. La table fut établie par Pierre Moreau Tourangeau. Stefano Guazzo (Casale Monferrato, 1530 – Pavie, 1593), diplomate au service des Gonzague, fondateur en 1561 à Casale de l’Accademia degli Illustrati, publia la Civil conversazione une première fois à Brescia en 1574. L’ouvrage, défini explicitement par son auteur comme un « dialogue » en quatre livres, inscrit de plein droit dans l’espace du dialogue de la Renaissance italienne, constitue le plus célèbre manuel de savoir-vivre du XVIe siècle après Il Cortegiano de Castiglione (1528), dont il se distingue en déplaçant le cadre de la cour vers la conversation civile ordinaire. Il fut traduit en anglais par George Pettie (1581-1586) et en français par Gabriel Chappuys (Lyon, Jean Beraud, 1580) avant la traduction de Belleforest. La traduction de Belleforest prétend tout autant à la fidélité que celle de Chappuys, mais ses liminaires sont plus succinctes : la dédicace est adressée à Charles de Neufville. « Quoiqu’aujourd’hui (presque) oublié, nous aurions affaire, selon une historiographie récente, à l’un des textes les plus importants de son siècle ». Note manuscrite à l’encre du temps sur le titre : acheté à Tours 1614 Dredey. Bel exemplaire dans une reliure en maroquin janséniste signée Noulhac. Brunet, II, 1781 ; Baudrier, III, 426.

Réf : 15450

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